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Signes   Chiffres   Clichés    Abécédaire raisonné     Vers la liste alphabétique






« Faut pas parler aux cons, ça les instruit »
Michel AUDIARD

« Autrefois, le ridicule tuait ; aujourd'hui, il tire à deux cent mille exemplaires »
ANONYME

« Penser, c'est dire non »
ALAIN




 Lettre A



Alphabet néo-crétin : les peuplades néo-crétines utilisent un alphabet qui ressemble à s’y méprendre à l’alphabet français classique, si ce n'est que les accents sont de moins en moins notés (voire pas du tout dans les textes informatiques), ou mis de façon aberrante. Les ligatures et la cédille tendent également à disparaître. Sous les coups de boutoir de la méthode globale (un service commercialisé en France par l’Éducation nationale) et de l’informatique selon les règles anglo-américaines, ce système complexe et même compliqué semble intellectuellement trop difficile à maîtriser pour les jeunes générations. D’autre part, parallèlement à l’abandon progressif du système français classique, l’on assiste à l’anglo-américanisation de la graphie ('oo' au lieu de 'ou' par exemple, ou 'sh' au lieu de 'ch') et de la prononciation. Voir plus bas Alphabétisation.

Alphabétisation : grâce aux méthodes globale ou semi-globale, l’alphabétisation a redoutablement régressé depuis un demi-siècle, et l’Éducation dite nationale a produit de grands illettrés et de grands incultes. A tel point que l’on peut maintenant vraiment parler d’alpha-bêtisation. Voir plus haut Alphabet.

Altermondialiste : partisan d’une alternative à la Mondialisation, moitié soixante-huitard attardé, moitié écolo utopiste. On dit aussi les Alternatifs. L'altermondialisation, c'est le mouvement qui rassemble (fédère selon le vocabulaire actuel) les altermondialistes, c'est-à-dire des personnes qui prônent un développement durable, dans le respect de l'environnement et selon des règles théoriquement démocratiques. Pas facile. Le leader altermondialiste José Bové et une quinzaine de militants ont entamé à Paris une grève de la faim pour obtenir l'activation par la France de la clause de sauvegarde à Bruxelles, qui permettrait d'interdire la culture du maïs OGM en France.

Chose curieuse : avant 2000, on disait des anti-mondialistes ; maintenant ce sont des alter-mondialistes. On n'arrête pas le progrès. Passer d'anti- à alter- n'est pas innocent : les alter-mondialistes ne rejettent pas la mondialisation ; ils veulent une mondialisation autre. Blanc bonnet et bonnet blanchâtre.

Altérité : fait d'être autre, d'être différent ou de reconnaître l'autre dans sa différence. Par exemple dans cette définition du mot « reubeu » par un site 'beur' = Ce mot participe d’un processus d’auto-désignation d’une partie du peuple français que reprend à son compte la langue véhiculaire. C’est le moyen qu’a trouvé le génie sensible de la langue pour nommer l’altérité en son sein et la faire sienne. Sine commentario.

Alternatif, ~ve : de rechange, de remplacement, pour remplacer, différent, voire nouveau ou novateur. Et il n'y a pas d'offre alternative sur d'autres chaînes. A terme, nous courons le risque d’une rupture socio-culturelle, déjà visible via les langages alternatifs (banlieues). Alternatifs ? Comme le courant ? Et pourtant, certains banlieusards (2) n’ont pas l’air d’être au courant des faits culturels.

Rappel. Alternatif veut normalement dire : qui présente une alternance, qui va dans un sens, puis dans le sens opposé, comme le mouvement d'un balancier : courant alternatif. Il s'agit toujours de choses ou de sens qui vont par deux, et non de multiples provenances, comme les ignorants, inspirés par les Anglo-Américains, le pensent.

Alternative : signifie au départ choix entre deux possibilités. S’emploie maintenant dans le sens de choix, voire de solution tout court, et beaucoup de personnes parlent gaiement de plusieurs alternatives à un problème, comme dans cet exemple : Cerné de toutes parts par l'opinion publique et ses élus au Congrès, George W. Bush n'a plus beaucoup d'alternatives. De toute façon, il n’a jamais eu vraiment de grands moyens.

AM ~ PM (ante meridiem / post meridiem, prononés à l'anglaise eï-m, pi-m) : avant midi (le matin donc) et après-midi. Dans beaucoup d'écrits on voit maintenant ces graphies angloïdes. En français, on peut dire “ à huit heures du matin ”, ou “ à huit heures du soir ” sans trop craindre le ridicule et avec des chances d'être compris. Les notations AM / PM, bien qu'empruntées au latin, sont strictement anglo-américaines, et donc à bannir.

Amalgame : ce mot, très fréquemment utilisé par toutes sortes de personnes (journalistes, hommes politiques etc.), désigne le fait d'associer abusivement des personnes, des groupes ou des actions de nature différente. Les associations de psychiatrie dénonçaient en 2006 un amalgame entre « maladie mentale » et « délinquance ». Ou bien : On reproche à certains médias de pratiquer un amalgame entre « chômeurs » et « fainéants », en sous-entendant que tous les chômeurs sont responsables de leur situation. Procédé très utile pour la novlangue.

Américains (ou Américons) : populations vivant sur le territoire des Étazunis (3) et leur état d’esprit, pas très évolué. Le fait d'avoir élu deux fois George Bush le Jeune comme président (chef de tribu) justifie amplement cette dénomination. Les Américains prétendent dominer le monde avec leur esprit mercantile et leur cynisme politique. On dit aussi des Amé-requins. Synonymes : Étasuniens ou Étazuniens

En effet, les Étazuniens se qualifient eux-mêmes d'Américains, accaparant ainsi un continent entier pour leur seul profit. Un peu comme si les Français décidaient de s'appeller Européens, ou mieux Terriens. On appelle aussi les Étazuniens des Yankees (prononcer yankize). Mais cette dénomination s'applique surtout aux Étazuniens d'origine hollandaise, dont les tribus se sont établies dans le Nord-Est des Étazunis. Leur capitale était La Nouvelle Amsterdam, devenue, on ne sait pourquoi, New York.

Ce peuple est réputé pour son goût de la vitesse et sa faculté à brûler les étapes ; en effet, selon la parole attribuée à G. Clemenceau, « Les Américains sont le seul peuple à être directement passé de la barbarie à la décadence sans avoir fait l'expérience de la civilisation ».

 Poussez-vous de là 
 que je m'y mette !
La politique des Étazunis : Poussez-vous de là, que je m'y mette !

Les Étazunis : un pays qui vit aux crochets du monde

Avec l'aimable autorisation du dessinateur CHAPATTE
© Chappatte - www.globecartoon.com/dessin
Le site de Chappatte

A l'instar des Shadoks, qui ne connaisaient que quatre mots (GA, BU, ZO et MEU), les Américains ne connaissent eux aussi que quatre mots de base : FUCK, COOL, WAOOH et OK, qu'il faut prononcer : 'feuk' 'coule' 'waou' et 'hoquet'. Ce dernier mot (OK), malgré sa brièveté, est le plus compliqué de la langue puisqu'il se prononce en deux syllabes. Ces quatre mots servent aux Américains à décrire toutes sortes de situations humaines. Comme pour les Shadoks, le cerveau des Étazuniens n'est muni que de quatre cases, dont une est souvent bouchée, ce qui fait que la plupart du temps ils n'utilisent que trois mots : fuck, waooh et OK.

Selon les Étazuniens, le saumon d'origine française provoquerait le cancer car il serait hautement toxique. C'est ce que l'on appelle de l'intox. Il est bien loi le temps où Thomas Jefferson disait : « « Tout homme a deux pays, le sien et la France ». Voir Étazunien, Étazunienne.

Ami, amis : il faut comprendre cette antiphrase dans le sens d'adverservaire(s) ou d'ennemi(s) : « un ami de trente ans », « nos amis Anglois », « Nos amis arabes sont intimement convaincus que nous ne savons pas ce que nous faisons » (un ambassadeur étazunien). Cependant, quand des états abritent des terroristes de façon trop voyante, même pour la CIA, alors là, on parle d’états voyous (« rogue states »). Voir Voyou.

Amis : Une nouvelle conception des amis et de l'amitié, propre à la vacuité anglo-américaine, est née nouvellement sur l'internet grâce aux réseaux comme Fesse-Bouc : on appelle ami un simple contact virtuel, qui peut être faux ou mensonger. C'est ainsi que le sénateur Hillary Clinton au premier juillet 2007 comptabilisait 52 472 « amis » et son concurrent démocrate Barack Obama rassemblait, lui, le nombre imposant de 128 859 « amis ». Quant à l'ectoplasme qui se fait appeler « Lady Gaga », il compterait dix millions d'amis sur Fesse-Bouc ! [ juillet 2010 ]. Règne de l'illusoire, du virtuel, de la « Mâya » (le monde des illusions), ces réseaux virtuels attirent de plus en plus de monde, dans un désir de se faire voir et se faire valoir, et où la véritable amitié n'a pas de place.

Âneries : les journalistes et présentateurs de télévision sont les spécialistes incontestés d’énormités et d’âneries langagières. Un journaliste annonce : « Pyralène Ségal est devenue spécialiste du grand écart » ; sa collègue poursuit sans sourciller : « Cet appel au centre de la part de Pyralène Ségal constitue ... » etc. Ou bien « Le mime Marceau était le porte-parole mondial d'un art nouveau, – celui du mime » (voilà qui laisse sans voix). L'esplanade des Invalides a été choisie par les personnes sourdes et mal-entendantes pour se faire entendre. Ou bien encore ce titre d'un article : « Birmanie : la junte veut étouffer les monastères dans l'œuf » (ça va donner des bonz-œufs, peut-être ?)

Ou ce titre dans l'excellent Y'aoù? : 3 ans oublié 6h dans un car scolaire. Il a fallu lire l'article pour comprendre que c'était un garçonnet de trois ans oublié pendant six heures dans un car de ramassage scolaire. Les titres libellés à la façon anglo-aéricaine ne facilitent pas la compréhension.

 Âneries en tous genres

Anglais : les néo-crétins, les Étazuniens et les Anglais pensent que c'est la langue naturelle de l'humanité. Ce qui est dorénavant avéré, c'est qu'elle n'est pas une langue de culture, mais la langue du mercantilisme (qu'il soit de nature commerciale, technique ou scientifique) mondialiste. Pour paraphraser François Taillandier, l'anglais est devenu la langue internationale de la connerie.

Différence entre l'anglais et le français ? L'anglais est concis, le français est précis. A chacun sa qualité.

Anglicismes : dans une ère de mondialisation, où tout est axé sur les affaires, l'économie et les échanges internationaux (bref le fric), les anglicismes sont monnaie courante. Ils ne sont pas plus envahissants, nous assure-t-on, qu'au XIXe siècle, mais ils ont cependant tendance à se développer de façon exponentielle, grâce à l'action des journalistes, des économistes et surtout de la clique effarante des informaticiens, frétillant de plaisir de parler un langage valorisant pour eux.

Dans le zoo linguistique français, on peut distinguer les espèces d'anglicismes acclimatées suivantes :

des anglicismes entièrement francisés : redingote (= riding coat), boulingrin (= bowl in green), paquebot (packet boat) etc. Ce sont les plus vieux et donc les plus rares.
des emprunts à l'anglais, qui désignent des faits, des phénomènes typiquement anglo-américains, et donc intraduisibles ou difficilement traduisibles : rock'n roll, musique soul (soûlante en vérité), jazz, cow-boy etc. Il s'agit de xénismes (mots étrangers adoptés tels quels). La prononciation de ces mots est le plus souvent anglo-américanisée.
des anglicismes refaits, c'est-à-dire qui n'existent pas en anglais, comme parking, smoking, footing... Le suffixe ~ing, très productif, sert à créer nombre de mots en français.
des emprunts inutiles, alors que les mots français existent déjà : glamour (séduction, charme), no comment (sans commentaires), low cost (à bas prix), trader (courtier) etc. Cette pollution linguistique est surtout répandue par les journalistes de la french TV.
des « calques », c'est-à-dire des idiomatismes repris tels quels de l'anglais : en charge de (chargé de, responsable de), en termes de (quant à, en ce qui concerne, en matière de), ou bien vol domestique (vol intérieur) etc.
des anglicismes sémantiques, c'est-à-dire des mots repris dans leur sens anglais, alors que leur signification est différente en français. Éligible dans le sens de raccordable ou admissible, compléter dans le sens de remplir et soumettre dans le sens de confirmer (pour un formulaire).
imitation orthograhique de l'anglo-américain : license au lieu de licence, connection au lieu de connexion, language au lieu de langage. Exemple particulier : traffic, au lieu de trafic, dans le sens de circulation. Double anglicisme ! Ceci est surtout le fait d'ignorants, très influencés par l'informatique et internet.

Mais beaucoup plus important et inquiétant pour nous est l'anglo-américanisation du langage, où la pensée procède par inversion, dans presque toutes les marques commerciales (exemple de RVI : Renault Véhicules Industriels) ou dans la place des adjectifs, par la majusculation à outrance, par l'adoption de tics anglo-américains (guillemets " " au lieu de « », apostrophes à l'intérieur ou à la fin des mots) etc. etc. etc. Ce phénomène est, hélas, mondial ; l'impérialisme anglo-américain a fait main basse sur la langue de communication. Voir cet article.

Anglo-américain : on entend par anglo-américain principalement une langue de communication et de conquête qui tend à prédominer dans le monde, que ce soit dans les affaires, dans le commerce, le tourisme, l'informatique etc.

Beaucoup de publicitaires – sinon tous – conçoivent leurs messages en anglo-américain, et les noms de produits proposés à la vente sont anglo-américanisés, alors même que le mot français est très proche (Pure, adjectif anglis, au lieu de Pur par exemple, Adventure ou Advantage au lieu d’Aventure ou Avantage). Et maintenant, les pubs sont en anglais !

Vue dans un bar une réclame en pur anglo-américain vantant les vertus d'une boisson qui s'appelle Burne, avec comme sous-titre : Intense energy ! Les publicitaires n'ont pas le sens du ridicule. Voir Américains.

Anglo-américanisation : c’est le fait d’adopter aveuglément des mots, des tournures de phrase, des façons de penser et de vivre propres aux Anglo-Américains. La publicité et les gens de presse usent abondamment de ce procédé, conditionnant ainsi des générations de néo-crétins. Un fournisseur d’accès Internet bien connu va même jusqu’à anglo-américaniser tous les noms de ses produits et à transformer tous les 'ou' en 'oo' pour mieux accrocher un public déjà largement anglo-américanisé.

L’anglo-américanisation à outrance correspond ainsi à la massification des individus, qui ipso facto ne sont plus des individus, mais des fragments de la masse humaine. Nous étions de la poussière d’étoiles, nous voilà devenus de la poussière tout court.

A l’instar du pharmacien Homais (dans Madame Bovary) qui affectait de parler anglais, beaucoup de personnes imitent cette manie ridicule. Le monde est désormais rempli de Monsieur et de Madame Homais : informaticiens, hommes politiques, journalistes, hommes d’affaires, sportifs, savants ... Vous pouvez sans craindre de vous tromper vous adresser à ces gens-là en leur disant : Bonjour, Monsieur (ou Madame) Homais !

Nota : Il existe un prix de la Carpette anglaise, récompensant l’homme ou l’entreprise qui introduisent le plus l’anglo-américain dans leur vie ou méthodes de travail. La France entière est en train de se moquetter à l’anglaise.

Exemple d'anglo-américanisation du style, compliquée par l'apprentissage de la Méthode globale :

... certaines [pages du site] nécessiteraient probablement une vingtaines de clicks ou plus pour être accédées, du au déséquilibre de l' arborescence réelle … ( = En raison du déséquilibre de l’arborescence réelle (? mauvaise structuration du site ?), il faudrait problablement une vingtaine de clics ou plus pour atteindre certaines pages). Nous avons respecté l'orthographe et la syntaxe du scripteur.

Anglomanie : si « la femme est l'avenir de l'homme », « l'anglais, selon le Dr Kouchenlair, est l'avenir de la francophonie ». Une mode, peut-être depuis le pharmacien Homais, consiste à vouloir absolument placer des mots anglais, là où il existe déjà des mots français équivalents. Cette mode tend à faire du français un véritable habit d'Arlequin (patchwork en novlangue). L'anglomanie régnante est un véritable suicide linguistique. Sous prétexte de faire moderne, d'être dans le vent, certaines catégories de la population française emploient des mots anglois à outrance. Les jeunes pensent que ça fait jeune, les intellos pensent que ça fait chic, les journalistes – qui ne pensent pas – emploient des mots anglois parce que ça fait partie de leur métier, les gens ordinaires – qui ne connaissent pas le français – pensent que c'est du français. Bref, tout le monde y trouve son compte, sauf la langue française, bien sûr.

L'anglomanie touche le cinéma (titres non traduits), la télévision (titres d'émission en anglais, emploi de calques de l'anglais par les présentateurs et journalistes), la publicité (réclames en anglais), les magasins et produits alimentaires, les techniques, surtout celles dites de pointe, voire la littérature (titres d'œuvres françaises en anglais), le tourisme... De plus, la planète entière est concernée : il s'agit d'une pandémie, où la langue du mercantilisme anglo-américain domine. Il ne s'agit pas seulement d'une invasion culturelle ; il s'agit d'une colonisation à but strictement commercial.

Conseil de loteur : ne pas acheter des produits avec des inscriptions en anglais; ne pas regarder les films, les émissions aux titres anglais, et rejeter tout ce qui a consonance anglaise.

Y'en A Marre !
D'après le film
La vengeance d'une blonde

Animaux domestiques : les familles ont de moins en moins d'enfants, mais de plus en plus d'animaux. Un couple normal a en moyenne 2,08 enfants, 0,7 chien et 0,2 chat. (On n'a pas compté les poissons, ni les oiseaux ni les lapins.) Ce qui fait quand même 2,98 êtres à la charge des parents par foyer. Comme disait Coluche « Y'en a qui élèvent des enfants, moi j'élève des chiens ». De toute façon, les friandises pour enfants portent le même nom que les nourritures pour animaux (Kit-Kat). Cf cette perle issue du Trésor Public : « Les animaux domestiques ne sont pas des enfants à charge... ». Quant aux pauvres, qui ne peuvent entretenir ni chiens ni chats, ils élèvent des poux ou des puces.

Anonymiser : barbarisme répugnant, et à ce titre très prisé des internautes et de certains sites – même officiels. "Comment anonymiser mon trafic?" (de drogue ?), demande un internaute avec angoisse (traduction : comment puis-je surfer sur internet de façon anonyme ?). Tandis que certains sites, qui veulent se faire un nom, proposent d'anonymiser l'IP. Et un anonymiser (ou anonymizer, prononcer anonymaïzeur) est un programme qui brouille les pistes sur l'internet. La sorcière Baba Yaga des contes russes, elle, prenait un balai pour effacer ses traces. On n'arrête pas le progrès.

ANPE : nom qu'ont donné quelques patrons de bar facétieux au bistrot du coin. Allez savoir pourquoi. Peut-être parce que c'est là où l'on boit des demis ou des pastis, et là où l'on joue au PMU ou au loto pour se consoler d'avoir le très envié statut de demandeur d'emploi.

Anthrax : après les attentats du 11 septembre 2001 (aux Étazunis), une psychose d’attentats au charbon (maladie infectieuse contagieuse causée par le bacille du charbon) se propagea aux États-Unis. Tous les journalistes ont relayé ces informations en parlant d’anthrax, – en ignorant superbement le mot français ‘charbon’.

Rappel : en français, l'anthrax est une suppuration de type furonculeux à multiples foyers agglomérés.

Antipersonnel : pour une raison totalement inconnue, peut-être de Dieu lui-même, cet adjectif est invariable, à la manière des adjectifs anglais. « Ils n'ont pas signé le Traité d'Ottawa qui interdit l'usage des mines antipersonnel, mais ils fabriquent d'excellentes prothèses. » Antipersonnel ? C'est contre le personnel ?

Anti-racisme : c'est « la novlangue d'aujourd'hui » (Alain Finkielkraut). « C'est la langue taillée sur mesure pour l'idéologie totalitaire. Le but de la novlangue est de fournir un moyen d'expression pour la vision du monde et des habitudes mentales des adeptes du socialisme triomphant, et de rendre impossible tout autre mode de pensée. » L'anti-racisme nie jusqu'à la notion de race : noir c'est blanc (et vice-versa). « La vérité, c'est l'erreur » ; « L'ignorance, c'est la force » etc.

Anti-sémitisme : dans l'esprit de beaucoup de journalistes (et d'autres personnes) : rejet des Juifs. Or les Sémites sont un groupe ethnique, originaire d'Asie centrale, et parlant des langues sémitiques. Première conséquence : les Arabes sont également des Sémites. Deuxième conséquence : les Juifs rejetant les Arabes sont aussi des anti-sémites. Troisième conséquence : tous ceux qui rejettent les Arabes sont également des anti-sémites.

Sémite vient de Sem. Sem était un fils de Noé, un des survivants du Déluge donc, et l’un des pères de l’humanité, d’après la légende des Écritures. Le mot sémite renvoie aux peuples qui parlent des langues dites sémitiques, c'est-à-dire surtout l’arabe et l’hébreu. Les Sémites, d’après cette signification seraient donc les Juifs (ceux qui parlent hébreu) et tous ceux qui parlent arabe.

Discours d'un ancien président d'origine hongroise : « Il n’y a pas de place dans la République pour des antisémites ou des islamophobes. […] L’antisémitisme et l’islamophobie seront condamnés avec la même sévérité ». Pour lui islamophobe veut dire rejet des Arabes ? (islamophobe : qui a peur de l'islamisme, qui a l'islamisme en aversion).

Apostrophe : se met maintenant à l'intérieur des mots, au lieu d'un trait d'union, à la façon des anglo-américains : Auberge'Inn, Antic'Meubles, Coiff'Minute ... Ça doit faire « chic ».

Application : les personnes informatisées disent application et non programme. Allez savoir pourquoi ! Peut-être en provenance du terme informatique : couche applicative (les sept couches OSI). Mais ça, – c'est réservé aux seuls grands initiés. Exemple : Il existe quelques très sympathique freeware applications (= programmes gratuits. Admirez, au passage, l'inversion et la faute d'accord) qui peuvent faire le travail pour vous. L’adjectif dérivé est évidemment applicatif : fonctionnalités applicatives (= fonctions des programmes ?).

Apprenant, apprenants : on ne dit plus : des élèves, des étudiants, mais des apprenants, – parce qu’en général ils n’apprennent plus rien. Quant au mot disciple, il a totalement disparu. En face des apprenants, l’on trouve des enseignants – parce qu’ils pratiquent leur métier en saignant (souffrant). Pourtant, c'est une des zones de difficulté majeure pour les apprenants d'une langue [traduction approximative = c’est une source de grande difficulté pour ceux qui apprennent une langue]. De même qu'il existe des apprenants, il existe des doctorants (du néo-verbe doctorer, ne pas confondre avec tortorer). C'est avec de tels mots qu'on mesure véritablement le progrès des sciences dans nos collèges, lycées et universités. Voir École, Éducation nationale, Enseignant, Illettrisme.

Après que : cette locution exige normalement l'indicatif, et non le subjonctif comme presque tout le monde le fait, en imitant la construction de la locution 'avant que' : Après qu'on les ait rassurés d'un point de vue technique et organisationnel.

Arabes (chiffres dits ~) : d'origine indienne.


Chiffres indiens


Chiffres arabes


Chiffres européens modernes

On remarquera que les chiffres indiens et européens 1, 2, 3, 9 et 0 sont les mêmes.
Les chiffres indiens, arabes et européens 1 et 9 sont les mêmes.
Le chiffre indien et arabe 8 ressemble étonnament au 8 chinois



Chiffres chinois. La croix représente le dix

Pour une étude plus complète sur les systèmes de numération, voir Wikipédia, par exemple.


Arabo-musulman : concept développé par les 'médias' (organes de presse parlée, télévisée ou électronique) et les hommes politiques, et désignant quelque chose de très flou : ça touche à la fois au monde arabe, à l'islam et ça donne un amalgame étourdissant d’imprécision avec une connotation plutôt négative. En fait, on ne sait pas trop ce que c’est. Un peu comme les 'masses arabes' dont on parlait durant la 1ère Guerre du Golfe. « Tout le poids de la démocratie et des droits de l’homme sera employé pour lutter contre l'islamisme, et libérer les arabo-musulmans ».

Nota : il existe aussi des pakistano-musulmans, des malaisieno-musulmans, des soudano-musulmans etc. et aussi des arabes chrétiens, mais de ceux-là, les médias s'en fichent totalement.

Archi : signifie très, beaucoup, grandement, vraiment, encore plus. L'appauvrissement de la langue est un fait. « Big Brother vous regarde » est un archi-fait. Ou bien cet autre exemple d'une femme “écrivain” : J'ai archi l'habitude (cette phrase est à chier).

Architecte : vous pensiez qu'un architecte dresse les plans d'une maison en fonction des désirs d'un client ? Faux ! Ce terme désigne maintenant un informaticien qui analyse et conçoit un réseau, une base de données etc. (concepteur informatique ?) Il ne s'agit plus de fournir un logis pourvu d'un toit (tectum) pour abriter des hommes, mais de structurer une chose, pleine de bugs, qui foirera à la première occasion.

Architecture : de grandes réalisations architecturales ont marqué le XXème siècle, surtout à Paris : Beaubourg, la Pyramide du Louvre, l'Opéra Bastille, la Grande Bibliothèque ... Heureusement que le Président-colonel Khadafi, avec son bataillon de gardiennes du corps, est venu pour planter sa tente en plein Paris, pour redonner un peu de naturel. Exemple merveilleusement et rapidement suivi par les « Don Quichotte » et autres sans logis, qui plantent leurs tentes un peu partout dans la Capitale (2007).

Argent : « L'argent n’a pas de patrie ; les financiers n'ont pas de patriotisme et n'ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain » (Napoléon Bonaparte).

« Je n'aime pas les miens car ils aiment trop l'argent » (Général de Gaulle).

Argumentaire : normalement, un argumentaire est un ensemble d'arguments ; mais bizarrement, il semble que le mot argumentaire soit désormais pris dans le sens d'« argument » tout court. Ces argumentaires visent à convaincre, non pas dans une position de défense ni de combat, mais dans le cadre de la promotion de la diversité linguistique (il s'agit dans cette citation d'une référence à une simple liste d'arguments, c'est-à-dire d'un argumentaire). D'autre part, nombreux sont les gens qui emploient le terme argumentaire pour dire argument tout court : Tu dis que la majorité des personnes victimes de problèmes d'audition dans notre société ont moins de quarante ans ; c'est vrai, je n'avais pas pensé à cet argumentaire ...

Armes de Destruction Massive : mensonge éhonté, utilisé par les Etazuniens – armés jusqu'aux dents – pour justifier les bombardements de l'Irak et le massacre de sa population. Qu'on se souvienne des bombardements massifs contre la population civile du Viet-Nam (près de huit millions de tonnes d'explosifs, environ cinq millions de Vietnamiens tués). Le seul pays d'ailleurs à avoir utilisé une arme de destruction massive, la bombe atomique, ce sont précisément les Etazunis contre le Japon. Ce peuple (les Etazunis) ne mérite aucun respect, aucune considération.

À ne pas confondre avec les Armes de Distraction Massive, – autre nom de la télévision, dont les ravages sont identiques, mais sur le plan culturel cette fois (atomisation de la pensée et du jugement).

Arobe, arobas, arobase (@) : signe diacritique très utilisé sur internet et qui marque une adresse, par exemple : j.dupont@neo-cretins.com. Ce signe se multiplie, et des mots comportant un 'a' s'écrivent par snobisme avec un @ : le modem f@st (fast) 1800 par exemple, ou bien Monic@ (Monica), @+ = à plus (tard). Un titre de film « Juste un peu d'@mour ». Loteur, qui est encore plus snob que les « geeks », utilise lui-même ce procédé pour sa signature : Я@R...

Les anglo-américains appellent ça un « a commercial » ou « le signe at [at sign] ) ». Ils adorent – ainsi que les internautes d'ailleurs – le dévoiement des signes diacritiques : « DÜn't t@ke ¡t ! » (Don't take it ! ), @m€li0ch€ (améli-oché, améli-oche ?)...

Beaucoup de personnes, par snobisme, disent ‘at’ au lieu d'arobase. Dans ce cas-là, ils devraient dire ‘dot’ au lieu de point. j.dupont@morange.fr = j dot dupont at morange dot fr. Mais les néo-crétins et la logique, ça fait deux !

Ce genre de signe donne lieu à diverses lectures ou prononciations de la part des néophytes en informatique : acrobate, aérobase (une base aérienne ?), arobate, arobasque, arrosoir (oui !) Pour les Italiens, l'arobase – c'est un escargot (chiocciola), pour les Russes – un petit chien (собачка).

Arrache (à l'~) : à la hâte, en se préciptant : c'est du boulot à l'arrache (rapidement fait et bâclé). Peut-être dérivé de s'arracher (partir en vitesse). Ne pas confondre avec l'expression à l'arraché (de haute lutte, acquis difficilement) : une victoire à l'arraché.

Arrêter (un ordinateur) : il est à remarquer que, dans un célèbre système informatique, il faut ‘cliquer’ sur Démarrer pour arrêter l’ordinateur. De même la combinaison de touches qui sert normalement à arrêter un programme planté (Ctrl-Alt-Suppr) sert également à lancer une session (= séance de travail) sur une version de ce système. Mais les informaticiens n’en sont plus à un paradoxe ou à un illogisme près. La dénomination Démarrer a été enlevée dans la dernière version de la secte Micromou, mais le principe reste le même. A ranger au Musée de la connerie.

Art : un hurluberlu chie dans une boîte de conserve (Manzoni), un autre pisse dans un verre (Ben) : c'est de l'art. La haine du beau et la vulgarité caractérisent l'art moderne.

Art abstrait : loteur ne sait pas ce qu'est l'art abstrait mais, à son avis, l'art abstrait fait abstraction de l'art.

Artisanale (bombe) : faite manuellement, avec des moyens rudimentaires. L'explosion d'une bombe artisanale à bord d'un bus à Togliatti dans la région de Samara (sud de la Russie) a fait huit morts mercredi (ça a beau être artisanal, ça fait quand même des morts).

Tandis qu'une bombe professionnelle, fabriquée par un lobby militaro-industriel, est nettement plus sérieuse et digne de confiance. En matière de mort, il n'y a pas non plus de place pour l'amateurisme. D'où la volonté de la part de toutes sortes de terroristes d'acheter des armes de guerre et des missiles aux trafiquants d'armes. Ils désirent se professionnaliser. On ne saurait trop les féliciter.

Ascenseur social : comme les ascenseurs des immeubles, tombe souvent en panne. « Tandis que la panne de l’ascenseur social occupe régulièrement la « Une » des journaux »... Services à contacter en cas de panne : RMI, secours des mairies, assistantes sociales, copain bien placé (neveu du concierge d'un bâtiment public, par exemple), camarade du parti etc.

Ascensionner : ce néo-crétinisme semble plutôt frapper les ésotéristes et les êtres en mal de spiritualité. L’enseignement des 7 perles de Rikiki est un cadeau de sept Maîtres Ascensionnés (montés au ciel ? montés dans une autre sphère ?). Des volontaires pour ascensionner et pour revenir avec un rayon de lumière focalisé. Peut-être en relation avec la fête de l’Ascension des Chrétiens.

On le trouve aussi chez les alpinistes dans le sens de faire une ascension. Ascensionner le Mont-Blanc.

Assez : sens affaibli, ou sert à atténuer un qualificatif ; dans ce sens, il correspondrait à ‘plutôt’. c'est assez spécial. A donné des aberrations comme : c'est assez nouveau. « C'est vrai que ce serait pour nous une nouvelle assez géniale si elle se confirme », a déclaré jeudi sa fille Mélanie. Comment une nouvelle peut-elle être assez géniale ? Ou encore : « C'est assez unique car le traumatisme était très ancien ». Comment un traumatisme peut-il être assez unique ? Rebelote : Le sommet est assez unique dans l'histoire de cette organisation : plus de 50 chefs d'État et de gouvernement se sont réunis pour discuter de solutions concrètes à apporter à l'effroyable massacre quotidien de la faim. Ou encore : L'Institut : le journalisme à la manière anglo-américainne diffère-t-il beaucoup de notre modèle ? Marc Autheman : Assez fondamentalement. Question : comment quelquechose de fondamental peut être assez fondamental ?

Depuis peu, l'expression un peu tend à concurrencer assez.

Assumer : c’est fou, ce qu’on assume aujourd’hui ! A pris le sens de : se sentir responsable de, maîtriser, être maître de soi, gérer, administrer, manager, diriger, exécuter ... « En Rodier (marque de pulls), elle assume » assurait une pub il y a bien longtemps.

Assureur : personnage ayant pognon sur rue. Voir Banquier, Escroc.

Attitude : une manie, calquée sur l'anglais, consiste actuellement à inverser l'ordre syntaxique propre à la langue française. Un homme politique français (J-P Tartarin) n'hésita pas à dire : « une positive attitude, une négative attitude », empruntant à une chanteuse cette expression crétinoïde ... Mais ce qu’on peut pardonner dans la bouche d'une chanteuse de variétés sans grande culture (Lorie) devient inquiétant et affligeant dans celle d'un Premier ministre. Ce même homme politique disait : « Je suis là pour avancer pour la France... Avec un certain recul. »

Lu sur une page internet : La Solaire Attitude en Franche Comté (qu'est-ce que cela veut dire ?). Depuis, tous les néo-crétins s'engouffent avec fureur et ravissement dans cette manie extravagante, et tout y passe : rock'n roll attitude, zen attitude, beauf attitude, bio attitude, bling-bling attitude. Carrefour parle de la « MC attitude » (du nom de son défi : « Mieux Consommer »), et la chaîne M6 : Dès lundi, adoptez la Brice attitude sur M6 ! Quant à un célèbre fournisseur d’abcès internet (Orange), il n’hésite pas à écrire dans sa page d'accueil : Soyez "in". Ayez la "bleach ton jean" attitude. Tout ce charabia anglo-américanisé est inintelligible voire inintelligent.

Attractif : attirant, attrayant, séduisant, intéressant. Prix attractifs. Ce n'est pas très attractif. La Colombie est actuellement très attractive pour investir. Importation frauduleuse de l’anglo-américain.

Rappel : en français, attractif a rapport avec l'attraction : force attractive (en parlant des corps célestes).

Attrition (vocabulaire religieux) : sentiment de regret, de culpabilité d'avoir offensé Dieu. Même famille que ‘contrition’ (acte de contrition). En médecine, cela veut dire usure par frottement (attrition de l'émail dentaire).

Mais dans le vocabulaire d'entreprise, ce mot signifie bêtement et platement : perte de clients. Ceci semble provenir des anglo-américains. Par exemple : attrition rate : non pas usure de la rate, mais taux de perte de clients.

Au (+ complément de temps) : remplace de plus en plus l’article classique le. Au 1er juin, mamadou.fr deviendra citron.fr. Les contenus d'assistance seront toujours accessibles et mis à jour au 1er juin (au lieu de : le 1er juin).

Au (~ coiffeur) : on ne dit pas aller au coiffeur, mais aller chez le coiffeur. Même chose avec dentiste, médecin, boucher, boulanger etc. Par contre il est très bien admis de dire : aller aux putes. Le différence d'honorabilité des professions justifie ces deux emplois. Quant à l'expression foutballistique aller droit au(x) but(s), il y a sans doute contamination avec l'expression aller aux putes, les foutballeurs – c'est bien connu – étant de grands lubriques et de gros consommateurs de putes (voir l'affaire d'avril-mai 2010 concernant l'équipe de France de fouteballe).

Au (~ final) : on ne dit plus ‘à la fin’, ‘finalement’, 'pour finir', mais absurdesquement () : au final. On se demande pourquoi. Au final, la situation ne peut que nuire à l’intéressé. Voilà qui est intéressant. Cette expression, au final, est vraisemblablement issue du vocabulaire des chroniqueurs sportifs, à moins que ce ne soit pour faire pendant aux expressions "au commencement", "au début". Dans ce cas, l'expression "à la fin" suffit.

() Néologisme personnel.
Au (~ motif que) : néo-crétinisme souvent employé dans le sens : sous le motif, parce que ou car : Un patron peut préventivement licencier un employé au motif qu'il peut mettre en cause sa rentabilité. Cette expression semble issue du vocabulaire juridique.

Au (~ plan) : de nos jours l’on n’emploie plus : ‘sur le plan’ (de), mais ‘au plan’ (de) : Au plan international, il faut remarquer. De même : Au chapitre international (Pour le chapitre international, en ce qui concerne le chapitre international). On observe aussi l’expression à l’international par exemple : Si on veut des grands groupes français capables de se battre à l'international. Il est intéressant de noter cela, car alors même que là on devrait dire : ‘à’, ‘au’, on dit maintenant : sur (être sur Paris). Voir la préposition Sur.

Au (~ prétexte de) : remplace l’expression : sous le prétexte de. … texte liberticide adopté au prétexte de défendre le pays contre de nouveaux attentats.

Au (~ quotidien) : expression qu'aiment bien (affectionnent) les néo-crétins de la french TV et de la politique. Semble faire mieux que : chaque jour, tous les jours, quotidiennement, voire : dans la vie de chaque jour. De plus en plus les gens réalisent qu'ils ne verront plus certains visages qu'ils avaient l'habitude de croiser au quotidien... (une journaliste de BFM Télé). Que penser d'une politique (...) que les Français vivent au quotidien ? (une homme politique français). Une simple recherche sur Gougueul donne des centaines de milliers de résultats.

C'est maintenant une manie que d'employer à ou au suivi d'un adjectif, – construction barbare en français (à l'horizontale, à l'international, etc.).

Aucun : exemple de littérature charabiatesque made in Windaube :


Aucun fichiers de pilotes n'ont été sauvegardés ...
Sauve qui peut !

Audit : terme savant dorénavant utilisé au lieu de contrôle, vérification, évaluation. Avec un verbe refait : auditer (contrôler, vérifier, évaluer), et un participe passé : audité. Un employé audité, une société auditée (contrôlé(e) ). Emprunt à l'anglo-américain, qui l'a lui-même emprunté au latin, qui l'a lui-même emprunté au taux de 10%.

Aune : ancienne mesure française (± 1,20 m), qui s’emploie de façon chic et aberrante : Plus qu'au nombre des manifestants, c'est à l'aune des perturbations qu'ils veulent montrer l'ancrage du rejet du CPE dans l'opinion. Montrer ou mesurer ? Et puis l’ancrage du rejet, ce n’est pas mal comme illogisme.

Aussi : s'emploie dans une phrase négative dans le sens de 'non plus' : C'est pas mal aussi

Auteure : ce féminin aberrant est censé désigner une femme auteur. Le féminin des mots français finissant par -eur n’a jamais été en -eure, mais en -euse (habilleur-habilleuse), -trice (conducteur-conductrice) ou -esse (attifeur-attifesse). Une autrice, c’est peut-être moins bien qu’auteure, mais c’est plus juste. Dans le même esprit : une gouverneure, une procureure, une professeure etc. Les féminins de profession en -eure semblent être d'origine canadienne. Rien n'est trop beau pour défigurer le français et les féministes de tout poil plongent avec ravissement et délectation dans ces formes barbaresques. Certes, les mots sont comme des putes, on peut faire ce qu'on veut avec eux, mais il y a un minimum de bon sens (une expression à la mode en ce qui concerne les examens publics). Voir Féminisation.

Autorisés (milieux ~) : n’en savent pas plus que nous, mais sont autorisés à le faire savoir, selon Michel Colucci.

Avantage client : on voit cela sur toutes les pubs. C’est un système de remise, de réduction, de bonus (prime), de cadeau pour vendre un produit, pour attirer le client. Lu dans un dictionnaire de Marketing : « Proposition commerciale mise en exergue (sic) dans l'argumentation (Paiement différé, essai gratuit, garantie satisfait ou remboursé, trois produits pour le prix de deux...) qui a pour but de stimuler les acheteurs potentiels. » Pêché dans une pub : Au prix exceptionnel de 76 131 € ttc, au lieu de 87 011 € ttc, soit 10880 € ttc d'avantage client (remarquez que la dernière somme ne comporte plus l’espace séparatrice pour les milliers). Réduction ou remise sont-ils trop communs ?

Avatar : ce mot signifie :
  1. descente ou réincarnation dans l’hindouisme (les avatars de Vichnou),

  2. puis métamorphose.

  3. Il a pris ensuite un sens négatif (malheur, ennui),

  4. pour signifier dans la langue des internautes avertis sur les forums une ‘image ou figurine représentative’ : Cliquez ici pour changer la physionomie (apparence ?) de votre avatar. Ces « avatars » sont censés symboliser la personne qui écrit un message. La multiplication de ces figurines devient agaçante et lassante, agressant l'œil en permanence. (Emprunt direct aux Anglo-Américains).

  5. Dans le langage de l’audio-visuel, c’est un personnage ou un objet de synthèse évoluant dans un décor réel. Les avatars ont de plus en plus tendance à remplacer les personnages réels dans nombre d’émissions de télévision. Comme dans la vie réelle, d’ailleurs.
Depuis 2009, ce mot désigne un film à succès, où se déroule une banale histoire d'amour sur fond vaguement futuriste. Un film déjà culte (fameux, marquant, mythique...), malgré la pauvreté du scénario.

Avérer (s'~) : dans la langue des grands journalistes, est devenu synonyme du verbe être ou se révéler : Cette solution s'avérera la meilleure (= sera la meilleure). Cette blessure peut s'avérer (être, se révéler) importante. Relevé sur un blogue : Cette accusation, si elle s'avère être fausse, est comptée parmi les sept grandes transgressions... S'avère être fausse... Ah qu'en termes galants ces choses-là sont mises ! Tout simplement = cette accusation, si elle est fausse, compte parmi ... Le néo-crétinisme littéraire, ou l'art de faire compliqué. Ou enfin : ...un mensonge avéré et reconnu. Mensonge avéré ! Un vrai non-sens.

Nota : s'avérer = être vrai, se révéler vraiment ou réellement.

Aveugle : voir Non-voyant (si l'on ose dire).

Aviaire (grippe ~) : au lieu de grippe, on peut trouver le mot influenza, qui signifie grippe en anglais. Depuis la découverte de quelques cas de grippe aviaire en Europe et dans le Nord et l'Est de la France, c'est la terreur. On parle même de risque de pandémie grippale en cas d'infection de l'homme par le fameux H5N1 (un sous-type du virus). L'on doit en tout cas rendre hommage à Hitchcock qui, avec son film Les oiseaux, avait magnifiquement pressenti le danger.

Award : prix, récompense dans le langage des adorateurs de la novlangue des internautes. Chaque année, Privacy International et ses partenaires décernent, dans une quinzaine de pays, des “Big Brother Awards” (des prix Big Brother). Prend quelquefois, on ne sait pourquoi, la forme du pluriel avec un article au singulier : Gagner un awards.





(2) en novlangue, banlieusards est de plus en plus pris dans un sens péjoratif de : voyous habitant une banlieue.       Retour

(3) Ce mot viendrait du nom d'une ancienne tribu indienne, les Tazuñis.       Retour



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