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« L'anglais, ce n'est jamais que du français mal prononcé. »
Georges CLEMENCEAU
« Toucher au sens des mots, c’est attenter à l’ordre du monde. »
CONFUCIUS
« Les microscopiques idées de nos géants politiques ne m'impressionnent pas. »
Jean-François CHAMPOLLION
« La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures. »
Noam CHOMSKY
« J'utilise l’allemand quand je parle avec mon cheval, je converse en français avec les hommes,
je parle en italien avec les femmes, et je réserve l’espagnol pour parler à Dieu. »
CHARLES Quint
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Colonie, colonial, colonisalisation : ouhlala ! vous êtes tout de suite taxé(e) de racisme si vous employez ces mots. Les Noirs et les Arabes, qui ont pourtant de forts penchants esclavagistes, ne vous pardonneront pas si vous parlez de la France coloniale ou si vous avez vécu dans les anciennes colonies. Un président algérien (voir plus haut Collaborateur) ne manque pas d'accuser férocement la France pour la colonisation de son pays, mais vient se faire soigner gratuitement en métropole pour profiter des bienfaits de la mère colonisatrice. Il devrait plutôt remercier la France d'avoir étendu si loin les frontières de l'Algérie.
Il en est de même de nombreux et anciens habitants des colonies, qui ne demandent qu'à profiter largement des bienfaits de la civilisation.
Chose curieuse, on ne demande pas de devoir de repentance, on ne songe même pas à reprocher à la Chine ses colonisations (Tibet), ni à la Turquie qui postule pour l'Europe et qui a colonisé pendant de nombreux siècles la Bulgarie (5), ni à l'Angleterre ses colonisations brutales en Afrique. Pourquoi alors le terme de colons ne semble-t-il s'appliquer qu'aux Français ?
A signaler que coloniser ne signifie pas envahir ni occuper des territoires pour les exploiter (c'est le fait du colonialisme), mais c'est implanter des colons pour cultiver la terre ou mettre en valeur des richesses.
Actuellement, il semble qu'on se trompe de colonisateur. Qui, en effet, sont les colonisés ? Qui, en effet, sont les colonisateurs ?
Colonisalisation : il est maintenant une forme de colonisation, celle du langage et de la pensée, qui est perpétrée par les tribus anglo-saxonnes, à savoir le fait d’imposer l’anglais un peu partout (commerce, industrie, diplomatie, informatique). Et là, pas d’acte de repentance de leur part.
Coloriser (barbarisme) : terme de cinéma signifiant simplement colorier. Coloriser un film. Sempiternel emprunt à l'anglo-saxon colorize.
Combientième : entendu à la radio, de la bouche d'une journaliste qui interrogeait un peintre : « C'est le combientième salon que vous faites ? ». C'est la combientième ânerie que cette « journaliste » débite à la radio ?
Come-back (ou come back, ou comeback = retour) : terme anglo-saxon signifiant tout simplement retour, parfois avec une nuance particulière : avec des forces accrues, avec de nouveaux projets etc... Musique : le groupe Police fait son come back. Le come back est la spécialité de chanteurs faisant chaque année leurs adieux définitifs à la scène.
Comics : dans la langue des néo-crétins, ce terme est devenu synonyme de bande dessinée ou BD. Un héros de comics. Ça en devient presque comique.
Coming out (aveu, révélation) : terme par lequel on désigne plus spécialement un homosexuel qui accepte ou révèle son homosexualité. ... certains jeunes homosexuel(le)s se posent la question du coming out c'est-à-dire d'informer leur entourage de leur préférence affective et sexuelle.
Ce terme peut aussi s'appliquer en politique, où des gens connus pour être de gauche révèlent soudainement et publiquement qu'ils ont une vision de droite de la société, sans qu'il n'y ait la moindre tentation de pouvoir ni d'appât du gain. Non, c'est tout simplement du pragmatisme politique. Exemple : Le récent coming out du Dr Kouchenlair...
Comme : de plus en plus utilisé de façon explétive : « il s'est trouvé un emploi comme vendeur » (‘il a trouvé un emploi de vendeur’ suffit amplement).
Comme quoi : disant que, spécifiant que, précisant que (français populaire ou négligé) : J'ai reçu une lettre comme quoi ma ligne était bonne.
Comme si que : expression souvent utilisée par les enfants et les ignorants dans le sens de 'comme si'. C'est comme si qu'il pleuvait …
Comment : voir No comment.
Commerce équitable : néo-crétinisme mondialiste signifiant : échange de biens et de services entre des pays dits développés et des producteurs dans des pays dits en voie de développement.
Définition : C’est un partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l’objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il contribue au développement durable (= pillage autorisé de la planète) en offrant de meilleurs (sic) conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés (= des pays sous-développés), tout particulièrement au Sud de la planète.
L'adjectif équitable peut être pris seul, comme dans les exemples suivants : Lesombre affirme être le premier distributeur en France de produits équitables. Ou bien : Tel chanteur a lancé une ligne de vêtements équitables. Produits équitables ! Vêtements équitables ! On croit vraiment rêver quand on voit les prix pas équitables du tout envers les clients. Et puis que signifie tout ce charabia ? Voir Développement durable.
Communauté, communautarisme : dès qu'un groupe de personnes étrangères dépasse 2, il y a communauté, et les droits et prérogatives attachés à ce groupe s'appellent communautarisme. Il vaut mieux ne pas dénigrer ces personnes sous peine de représailles diverses :
1. juridiques, de la part d'associations anti-racistes ou de défense des étrangers, qui vous poursuivent – ou plutôt vous traînent – en justice ;
2. civiles, c'est-à-dire incendie de son domicile ou de son véhicule, agression physique etc.
Comme on le voit, les communautés n'aspirent qu'à une chose : s'intégrer en paix dans le Royaume français. En fait le communautarisme constitue une forme de contestation ou de négation de l'idée de nation, car ces communautés n'entendent obéir qu'à leurs lois, ou plutôt leurs coutumes, propres – tout en profitant des lois françaises. Voir Intégration, Repentance.
Communauté internationale : la communauté internationale, ce sont théoriquement les cent quatre-vingt-onze États représentés à l’ONU. En fait mythe contemporain, aussi creux et vide qu'une baudruche, et censé représenter un groupe de nations qui partageraient les mêmes valeurs ou intérêts. Ineptie à ranger au Musée de la Connerie. Les journalistes sont très friands de cette expression : La communauté internationale cherche à relancer le dialogue avec la Corée du Nord, ou bien La communauté internationale face à la crise du Kosovo, ou encore Guinée : la communauté internationale hausse le ton etc. Il semble en fait que la communauté internationale désigne d'abord les Étazunis, avec un peu la Communauté européenne, et peut-être quelques autres états, assez riches ou puissants pour qu'on les entende. Le reste du monde n'a pas voix au chapitre, et par conséquent ne fait pas partie de la « communauté internationale ». Il s'agit en fait de quelques groupes de pression internationaux.
Communiquer : verbe pris dans un sens intransitif. On ne communique plus quelque chose à quelqu'un, mais on communique tout court, c'est-à-dire qu'on fait sa propre publicité, sa propre propagande, ou plus vaguement on « s'exprime ». Ceux qui communiquent ainsi sont des communicateurs. Réclame lue sur un site internet : « Devenez un communicateur efficace ! Objectif : décuplez votre efficacité de communicateur dans toutes les branches professionnelles. » Et la communication n'est tout simplement que de la publicité, ou plutôt de la propagande (les deux vont souvent de pair). Cela a donné lieu à des « techniques de communication », c-à-d de manipulation.
La communication, est donc devenue synonyme de propagande ou de manipulation. Le vocabulaire de base de la “communication” (ou manipulation) politique et journalistique se réduit à quelques mots essentiels, qui sont tous détournés de leur sens véritable : citoyen(ne) [adjectif], fracture, pluriel, numérique, global, durable, transparence, gouvernance, régulation ... Les thèmes abordés par la communication sont toujours les mêmes : droits communautaires, racisme, crise financière, pédophilie, et surtout vendre les « produits » commerciaux ou politiques en vogue. La langue de bois, la novlangue, ou comme c'est le cas dans ces pages, le néo-crétinisme sont les supports vocaux de cette communication, destinée à chloroformer les consciences des citoyens.
Communiste : semble être, du moins dans la bouche de certaines personnes, une insulte particulièrement gratinée : On accusait les défenseurs des logiciels libres et de la gratuité numérique d’être des communistes (dixit Bill Gates). Voilà qui sent la Chasse aux sorcières ! McCarthy, Bill Gates, même combat !
Compact : dense, serré, aux éléments rapprochés : foule compacte. Mais l’on utilise maintenant cet adjectif dans un sens anglo-saxon ‘de petite taille’, ‘de faible encombrement’ : voiture compacte, appareil photo compact (= de petit format, de petite taille), voire en imitant servilement les tribus anglo-saxonnes : compact disk (CD ou disque laser).
Compétences transversales : cette joyeuse couillonnade est, semble-t-il, le fruit de l'Éducation nationale, et doit signifier quelque chose comme savoir ou connaissance complémentaire ou supplémentaire. Citation : « Les compétences transversales sont des compétences qui se développent parallèlement aux compétences prescrites dans les contenus des cours ». C'est transversal et parallèle en même tempsSans doute une nouvelle géométrie, non euclidienne.
Compilation : ce terme ne désigne plus la réunion, de type plagiat, de documents divers en vue d'en faire un document unique ('Cette thèse n'est qu'une compilation de documents déjà publiés sur la question'). Mais c'est un recueil, une anthologie, qu'on trouve souvent sous la forme compile : Ce cd, c'est la compile du siècle !
En informatique, une compilation est la traduction du langage source en un programme directement exécutable par un ordinateur : compiler un programme.
Complémenter : voir Supplémenter.
Complété : traduction servile et inutile de la formule anglo-saxonne completed. Lors d'un téléchargement par exemple, Windaube affiche en bon charabia : 7 626 320 sur 10 939 391 octets complétés. Il s'agit tout simplement de 7 626 320 octets sur 10 939 391 (téléchargés). Dans le second exemple (completed), il faut comprendre : achevé, terminé.
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Compléter (un formulaire) : tous les sites (pages) néo-crétins vous demandent de compléter un formulaire (d’inscription ou autre…). Il faut évidemment comprendre : remplir les rubriques d’un formulaire. Importation frauduleuse de l’anglo-saxon.
Compliquer, complication : les néo-crétins adorent faire compliqué là où c’est simple. C’est ainsi qu’ils n’achètent plus, mais procèdent à un achat ou font l'acquisition de ; ils ne disent plus : j’envisage de, mais disent : je n’exclue pas de : « Les États-Unis ont demandé à Musharraf de faire le ménage dans cette région, n'excluant pas le recours à des frappes aériennes »... L'hypothèse du terrorisme n'est pas exclue. Lu dans un journal : « M. Accoyer a indiqué qu'une exclusion n'était pas exclue ». Ou bien, relevé chez France-Téléfon : « Le numéro d'appel demandé n'est pas un numéro non en service ». Numéro déjà en service serait d'un banal pour les surdoués de France-Télécons ...
Un simple billet (ticket) est devenu un titre de transport (quel énorme progrès surtout avec les grèves à répétition !), un facteur est devenu un préposé au courrier (peu de succès), le transfert (d'un prisonnier) est devenu un transfèrement, un(e) concierge – un(e) gardien(ne) d’immeuble etc. On se souvient des périphrases qui ont fait rire la France entière : technicien(ne) de surface, ou agent d'entretien pour homme ou femme de ménage. Sans doute manient-ils un instrument de propreté (balai) ? Le verbe décomplexifier signifie simplifier (voilà qui simplifie les choses). Le fait de compliquer (désimplifier ?) répond sans doute à un énorme besoin d’agrandir la pensée. La simplicité est sans doute trop simple pour les cerveaux surdoués des néo-crétins. Slogan des néo-crétins : « Plus c'est long, plus c'est laid, plus ça plaît. »
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Pourquoi faire simple ?
Dessin de Jacques ROUXEL (les Shadoks)
Computer (prononcer con – piouteur) : n’a rien à voir avoirconnipute, mais c’est le synonyme d’ordinateur dans la langue des néo-crétins indécrottables. Pour arrêter votre computer, pressez les touches Alt-Ctrl-Del, puis cliquez sur Arrêter. Voir Moniteur.
Con(fémininconne) : mot omniprésent dans la langue française et désignant d’abord le sexe féminin (‘con’ viendrait de, ou serait en analogie avec connil, cunil ou conin : lapin en vieux français, à cause de la pilosité pubienne [de nos jours : la chatte, la minette ou le minou (6)] ; une autre étymologie ferait dériver le mot du grec kônos : creux, concave).
« Source vénérienne où vont boire les mâles
Fissure de Porphyre () où frise un brun gazon,
Qui, fin comme duvet, chaud comme une toison,
Moutonne dans un bain de senteurs animales. »
CHAMBLEY
() pierre de couleur pourpre. Aucune allusion au philosophe néo-platonicien.
Con,conneet leurs dérivésconnard,connassedésignent d'abord quelqu'un de bête ou de très bête (Ah, qu'il est con ce type !), et ensuite toute personne qui n’est pas de l’avis du locuteur, ou qui n’est pas comme lui, c’est-à-dire presque tout le monde. Lesconsforment donc la population la plus nombreuse du monde. Il n'y a dans ce type d'insulte aucune notion de misogynie, de même que pourenculéil n'y a aucun relent anti-homo. Ce que disent ou font lesconshabituellement, ce sont desconneries, c'est-à-dire des choses vraiment très bêtes et/ou nuisibles : Quelle connerie la guerre ! pouvait s'exclamer Prévert.Cf le mot de l'humoriste Léo Campion « Con : nom qu’on attribue à des gens qui n’en ont ni l'agrément, ni la profondeur ». VoirEnculer,Pute.
Conetenculéfont partie de ce qu'on pourrait appeler le 'vocabulaire des orifices'.
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L'homme le plus con du monde
Concept (car etc …) : le mot banal ‘prototype’ ne suffisait plus. En anglo-saxonisant l’idée, ça fait tout de suite mieux. Au Mondial de l’automobile, telle marque a présenté un nouveau concept-car sonne mieux que : Au Salon de l’automobile, telle marque a présenté un nouveau prototype. Voir Mondial.
Il est un autre sens de concept, surabondamment utilisé par ceux-là mêmes qui n'ont aucune idée de la signification de ce mot. En effet, le mot concept est de plus souvent utilisé dans le sens d'idée, de trouvaille, alors que le concept est une idée abstraite et générale, la représentation mentale d'un objet (vocabulaire philosophique). « Nous sommes allés jusqu'au bout du concept », déclare une créatrice de sites à propos du site internet sur une actrice. Encore un mot vidé de son sens.
Concernant (barbarisme) : est devenu synonyme des expressions françaises : ‘en ce qui concerne’, ‘quant à’. Concernant le RER, les interconnexions entre la RATP et la SNCF sont suspendues. Calque de l’anglo-saxon : concerning, cette locution commence à devenir envahissante.
Concerné (se sentir ~) : se sentir impliqué,
Conditionnel : de plus en plus employé à la place du temps futur (confusion due à la ressemblance phonétique) : Quelle adresse devrais-je utiliser pour accéder au portail ? est-il écrit sur le portail du célèbre fournisseur d’accès internet mamadou.fr (devrais-je au lieu de devrai-je).
D'autre part, en raison de leur formidable témérité d'esprit, les journalistes, surtout ceux de la french TV parlent souvent au conditionnel en ce qui concerne les nouvelles tant soit pau graves ou importantes. Enfin, et l'information est à prendre au conditionnel, il pleuvrait en Bretagne aujourd'hui.
Confortable : adjectif emprunté à l'anglais, signifiant commode, pratique, d’utilisation agréable ou aisée. En français, s'applique aux objets et non aux personnes. A donné des aberrations comme : Ce clavier est confortable. Ce programme est d'un grand confort d'utilisation (d'utilisation aisée), Une odeur confortable (sic). On observe aussi la graphie comfortable, héritée de l'anglo-saxon.
Autre exemple : Il est conseillé d'avoir une bonne connection (sic) pour un meilleur conford (sic, peut-être le scipteur pensait à certaines voitures). Ou cet exemple, un peu bizarre : « [...] il (Johny Halliday) a été replongé aujourd'hui dans un "coma artificiel" pour des raisons de confort » (= bien-être ?). Comme si un coma pouvait être une situation confortable ...
A donné l'adverbe confortablement : si les éléments de l'écran ne peuvent être vus confortablement…
Confusant : qui prête à confusion ? Lu sur une page internet ce modèle de charabia : E-marqueting.fr: un site très confusant et très déceptif. Mais qu'est-ce que ça veut dire ? Tout cela prête à confusion et c'est très décevant. Semble venir de l'anglo-saxon 'confusing'.
Congratuler : féliciter en langage néo-crétin. Entendu à la french TV cette andouillerie : C'est lui qu'on doit congratuler.
Conjoint, conjointe : synonymes néo-crétins et à la mode de mari / femme, compagnon / compagne. Ça fait quand même bizarre de dire « mon conjoint » ou « ma conjointe ». « Con-joint en deux mots ? » a-t-on envie de demander. Il est vrai que concubin / concubine ne sont pas spécialement réussis non plus. Quant à dire « mon pacsé » ou « ma pacsée », vous imaginez l’éclat de rire… Voir Pacs.
Conjugaison : verbe utilisé par ceux qui n'ont pas beaucoup de notions de grammaire ni de conjugaison, et pris dans le sens d'union, réunion : « Le parti doit s'adresser essentiellement à ses électeurs, la candidate a une majorité à dégager. [...] C'est ça la conjugaison. » (François Rolland). Mais peut-être parlait-il sous l'influence de son devoir conjugal (Fr. Rolland est l’ex-‘compagnon’ de Pyralène Ségal). En 1936, les choses n'ont pu changer que grâce à la conjugaison d'une victoire électorale et d'un mouvement social. Avec comme verbe : conjuguer (unir, réunir). Expériences conjuguées marchés - clients – métiers.
Étymologie : joug. Conjugal : sous le même joug. Voir Décliner, déclinaison.
Connerie(exemple de ~) : le poème de Pierre de Ronsard « Mignonne, allons voir si la rose » a été jugé politiquement incorrect et offensant pour les vieux par un aréopage deconnardsprétentieux. Voici le poème incriminé :
A Cassandre
Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.
Las ! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ses beautez laissé cheoir !
Ô vrayment marastre Nature,
Puis qu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !
Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vostre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur la vieillesse
Fera ternir vostre beauté.
Commentaire de la Guilde national-correcte : « ... ce texte véhicule une image somme toute très négative (sic) des seniors (?) Il serait intéressant de pouvoir mesurer combien de textes proposés aux élèves présentent ce type de stéréotypes, et chercher d’autres textes présentant une image plus positive des seniors pour contrebalancer ces stéréotypes". » Peut-être est-ce dû à la vieille orthographe française (orthographe des séniors), que ces imbéciles ont jugée politiquement incorrecte ?
Connexion : souvent écrit connection, à l'américaine. Lu sur un blog : Et même sur les bords de Loire, il y a des connections Adsl. Après la french connection, la Loire connection ?
En raison de l'influence de la néo-crétinisation informatique, l'on emploie de plus en plus le mot connexion à la place de 'relation', 'liaison' : le chiffre sept est intéressant, en raison de ses connexions lunaires. Ou bien : Les femmes ont une meilleure connexion entre leurs deux hémisphères cérébraux que les hommes (les exemples cités proviennent de textes traduits de l'anglais).
Connu (des services de police) : expression néo-crétine signifiant un délinquant. De toute façon, la police a des fiches sur tout le monde. Nous sommes donc tous connus des services de police. Serions-nous tous, par conséquant, des déliquants, des criminels ? Un distingué président pense que la criminalité, ça pousse dans nos gènes. Aux dernières nouvelles, sa ministresse de la police va se convertir en généticienne (généti-chienne ?)
Consensus (prononcer con-saint-suce) : ce terme prétentieux signifie tout simplement : accord. Le consensus international sur la Paix au Proche-Orient … Il est remarquer que ce consensus est tellement consensuel que depuis plus de 50 ans c'est le foutoir, pour ne pas dire le bordel (ce qui est la même chose), au Proche-Orient.
Conséquent : cet adjectif, qui signifie ‘qui agit avec logique ou avec discernement’, est dorénavant employé à la place d’important. Une somme conséquente. Entre le développement actuel de Vista et ce que devait être le projet LongMorne à son origine, la différence est conséquente. Où est la logique ? Mais il est vrai qu'il n'y a aucune logique, aucun discernement à attendre de la part des néo-crétins de l'informatique.
Console : cela n’a plus rien à voir avoir un meuble, mais pour les informaticiens c’est l’ensemble clavier + écran. Pour ajouter ou supprimer des composants logiciels enfichables à une console… Cela peut aussi vouloir dire : service, fonction : console Opérateur de stockage amovible. Et puis, il y aussi les fameuses consoles de jeu, ou appareils destinés à consoler nos chers bambins et nos ados de la dure réalité.
Consommable : ce néo-crétinisme stupide désigne tout simplement un produit ou une fourniture. Périphériques et consommables (imprimantes et cartouches d’encre, par exemple). Dans une société de consommation, tout est devenu consommable. Sempiternel emprunt à l'anglo-saxon.
Consommateur, consommatrice : désormais les citoyens sont devenus des utilisateurs, des consommateurs face aux produits des géants de la grande distribution. Quant aux artistes ou aux créateurs eux-mêmes, ils sont devenus des produits de consommation courante. Nous ne sommes plus décideurs, quoique la publicité veuille nous faire croire le contraire, nous ne sommes que manipulés.
A donné l'adjectif consumériste (avec un seul ' m ', refait à partir du substantif anglo-saxon consumer : consommateur) : qui a rapport à la consommation, aux consommateurs. « ... [protestation] contre la récupération de la fête de Noël à des fins purement consuméristes ». Avec le substantif consumérisme : « ... bien qu’on dénonce le consumérisme, on vit toujours dans une société de consommation ».
Verbe : consommer : utiliser, ou même regarder. Néanmoins une partie du public, en mal de sensations fortes, consomma la cassette vidéo (sic). Quel appétit ! Qu’est ce qu’ont dû vivre les adultes pour en venir à consommer de telles images ? Les uns vivent d'illusions, les autres d'images...
Rappel : un des sens courants de consommation est emploi avec destruction. On absorbe ou on utilise quelquechose et il n'en reste plus rien (comme du pain, du vin, ou du bois qu'on brûle etc.). On se demande alors comment on peut consommer une cassettte. Voir Utilisateur, utilisatrice.
Contentieux : du latin contentiosus : qui aime à se disputer, se quereller. Un contentieux, c'est quelque chose qui provoque une dispute, un débat. Sens néo-crétin : litige, conflit, procès. En raison de votre retard de paiement, l'affaire a été transmise à notre service Contentieux. En termes néo-crétins, c'est plus menaçant, comminatoire ?
Contre : bizarrement, dans l’esprit de quelques néo-crétins patentés, contre a pris le sens de pour ou en faveur de. L'acquittement a été prononcé contre X, jugé pour le meurtre en 1995 d'Y.
Contre-performance : synonyme néo-crétin d'échec. Sport : les aliments de la contre-performance ! Ou bien : Malgré la contre-performance de son activité vêtements, Hermès prend sa part du boom du luxe (en charabia dans le texte). Qui sait ? Une réussite va peut-être devenir un contre-échec.
Contre-vérité : synonyme néo-crétin de mensonge. Beaucoup d'hommes politiques et de journalistes énoncent des contre-vérités, ça sonne mieux que : beaucoup d'hommes politiques et de journalistes mentent. Qui sait ? Une vérité va peut-être devenir un contre-mensonge.
Contribuable : euphémisme gentillet désignant un citoyen soumis à l'impôt. Les impôts eux-mêmes sont devenus les contributions, directes (impôts sur le revenu) ou indirectes (taxes, amendes, TVA et autres joyeusetés). Avant on disait taillable et corvéable à merci. Les mots ont changé, la réalité reste. Traduction anglo-saxonne : tax-payer.
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Hello, happy tax-payers !
Contrôle, contrôler : les sens le plus courants et normaux du verbe contrôler, c’est examiner, vérifier ou surveiller quelquechose. On contrôle des billets, des passeports ; on contrôle son poids, sa vitesse. Récemment, sous l'influence des tribus anglo-saxonnes, le verbe contrôler tend à remplacer un certain nombre d’autres verbes.
« Personnaliser et contrôler Gougueule Nickel-Chrome », « contrôler la page actuelle » charabiate un célèbre service de recherche sur Internet. Ou alors, ce résumé d'un film : Un trio courageux tente de résister aux assauts meurtriers d'un gang diabolique et guerrier, qui ambitionne de contrôler une ville entière. Ou bien : L’administration islamique en charge du contrôle [chargée de la direction] de la ville de Kismayo a interdit de faire des affaires aux heures de la prière musulmane. Les traducteurs ont besoin de leçons de français, qu'ils devraient mieux maîtriser. Malheureusement, l'emploi de contrôler au lieu de maîtriser, diriger ou dominer, sous l'influence des néo-crétins de la french TV, a tendance à se répandre.
- Maîtriser. Quand un incendie ou une situation sont sous contrôle, cela veut dire que l’incendie est maîtrisé ou que l’on maîtrise la situation. Des néo-crétins au cerveau particulièrement puissant n'hésitent pas à écrire : Self-contrôle (self, mot anglo-saxon + orthographe française, avec o circonflexe, pour contrôle) au lieu de maîtrise soi.
- Diriger. C’est prendre la direction de, être à la direction de. Quand Monsieur X. prend le contrôle de la société Y, cela veut dire qu’il la dirige.
- Dominer, avoir la situation en main, avoir la mainmise sur, prendre en main, soumettre, discipliner, asservir ... Les rebelles contrôlent la région de l'Afrique Orientale : ils dominent cette région.
- Faire fonctionner.
- Enrayer (une épidémie), juguler (une inflation), exercer un pouvoir, une coercition...
Citation, typique du cynisme étazunien, et traduite littéralement de l'anglais par un distingué traducteur :
« Si vous contrôlez le pétrole vous contrôlez le pays ; si vous contrôlez l'alimentation, vous contrôlez la population. » Henry Kissinger.
Controverser (souvent écrit ou prononcé contreversé) : qui prête à la controverse. S’emploie dans le sens de : critiqué. Un sujet controversé. Irak : Un mur très controversé. Avec le verbe controverser : critiquer.
Conventionnel : cet adjectif en français veut dire : qui répond à une convention, qui respecte une convention. Mais ce sens est maintenant dévoyé, et l'on constate de plus en plus l'emploi du mot conventionnel dans le sens de 'classique' : des armes conventionnelles. Importation frauduleuse de l'anglais (mais ici il s'agit plutôt de contrebande). Entendu sur l'excellente chaîne TiFun le 24.06.2009 : agriculture conventionnelle ! L'agriculture 'traditonnelle' semble ne plus exister pour les journalistes néo-crétins.
Convertible : 'convertible' veut normalement dire : qu'on peut convertir (nombre, monnaie etc.) Le mot convertible, emprunté aux tribus anglo-saxonnes, pour désigner un canapé-lit (ou tout autre objet transformable) est un calque abusif, qui ne fait gagner ni en clarté dans la désignation de l'objet, ni en temps, car les deux expressions comportent le même nombre de syllabes.
Conversation : c'est ainsi que l'on appelle désormais un échange de correspondance. Conversation ? Correspondance ? Ce n'est pourtant pas la même chose. La conversation a été placée dans la corbeille annonce un site de messagerie quand on vient de supprimer un échange de messages.
Convivial : depuis qu'Ivan Illich a écrit « La convivialité », tout est maintenant convivial : un programme, un écran, un clavier, une ambiance, la météo (!?) etc … Ce terme viendrait de Brillat-Savarin, et il s'appliquait à l'origine à l'ambiance agréable des banquets. On se gargarise du mot convivialité, alors que disparaît la simple chaleur humaine. Synonymes français : accueillant, agréable, aisé, ergonomique, facile...
Cool (prononcer coule) : ce déterminatif anglo-saxon est employé pour désigner toutes sortes de situations agréables : C’est cool ! Également utilisé pour les personnes : Ce mec, il est cool (sympathique, agréable, « coulant »). Version redoublée : Cool, cool (du calme). On peut aussi allonger la syllabe pour lui donner plus de force: C’est cooool ! (chouette). Les gens cool sont forcément zen. Cet adjectif est invariable en anglo-saxon, mais on observe la graphie ‘cools’ au pluriel : En vrac : icones cools pour windows xp ou bien encore : « Un black » est aussi très utilisé par les gens cools qui connaissent pleins de « blacks » (il y a trois 's' contestables dans cette phrase, dont un est vraiment fautif [pleins]). Synonyme : Zen. Antonymes : Hot, Speed.
Coordonnées : abcisse + ordonnée d’un point en mathématiques, mais maintenant cela signifie tout simplement une adresse. Quelles sont vos coordonnées ? Vous trouverez ci-joint les coordonnées et le plan d’accès à notre centre. Tout comme s'il s'agissait de coordonnées terrestres ou spatiales. Mais il est vrai qu'on repère maintenant une adresse par satellite (Google Earth, GPS etc.)
Copie : terme venu de l’anglo-saxon (copy), et signifiant ‘exemplaire’ : Enregistrez maintenant votre copie du logiciel. En français, on appelle copie la reproduction fidèle d’un original et on appelle exemplaire chacun des objets reproduits en série. Mais les informaticiens et les néo-crétins confondent tout. La copie est théoriquement interdite ou limitée pour les utilisateurs d’un produit informatique ou multimédia. Grâce aux lois des tribus anglo-saxonnes et à la pression des grands groupes de diffusion, vous n’avez plus que le droit de payer. Et évidemmment, le droit de copie (droit de reproduction), c'est le copyright, que vous trouvez partout non traduit (en français : tous droits réservés, droits de reproduction). On peut même trouver le mot copyrighté : protégé. Ce site est entièrement copyrighté. Vive la mondialisation !
Copyright (prononcer copiraïte) : droit de reproduction. Voir ci-dessus. Ne pas confondre avec co-pirate, ou membre d'un groupe d'informaticiens (en général, jeunes) piratant des données informatiques.
Copie (revoir sa ~) : en un temps où l’école est décriée pour le manque de formation qu’elle assure bravement, l’expression scolaire ‘revoir sa copie’ s’emploie à souvent pour signifier : corriger son projet, présenter un nouveau plan : Sous la pression des syndicats, le ministre a été obligé de revoir sa copie. Dans le même esprit, on trouve rendre sa copie, dans toutes sortes d'acceptions : livrer, remettre, présenter un rapport. Le rapporteur a remis sa copie à l'Assemblée. L'Assemblée considérée comme une salle de classe ? Il est vrai que l'on y chahute souvent. Le comité Balladur rend sa copie à Nicolas Sarkozy comme à un examen ?
Dans le même esprit : « J’ai école demain » = je vais au boulot demain. Ou bien dans ce même registre infantilisant : « La Grèce est le mauvais élève de l'Europe » ou Untel va passer son grand oral (audition d'un candidat en général, c'est quelqu'un déjà important pour un poste élevé). La formule est aussi utilisée pour les candidats à l'élection présidentielle (débats télévisés).
Copier-coller ou copié-collé : chez les néo-crétins, cela signife reprise, reproduction, imitation telle quelle. Vient évidemment de l'informatique (faire un copié-collé) qui signifie prendre tel quel un texte dans un document et le mettre dans un autre document. Bizarrement, la forme employée est souvent le verbe à l'infinitif, alors que le participe passé semblerait plus logique. Nicolas Sarkozy aurait la fàcheuse tendance à copier-coller bon nombre de ses discours...
Cordialement : cet adverbe, parfois abrégé en Cdlt, termine invariablement tout message électronique. La cordialité, c'est un sentiment chaleureux certes, mais assez distant. On n'est cordial qu'avec des personnes étrangères, mais qui on peut rester à couteaux tirés (cf l'« Entente cordiale » entre la France et l'Angleterre). Méfiez-vous donc de ceux qui vous écrivent et terminent par cordialement : en général, ils sefoutenttotalement de vous.
Corporatif : apparemment, c’est ce qui concerne l’entreprise, qui appartient à l’entreprise. Groupement de football corporatif de Trifouillis les Oies, Vêtements identifiés avec votre logo corporatif. Le symbole ou le dessin de l’entreprise auraient été trop simples. Lu sur une pub : Laissez-nous vous conseiller pour vos cadeaux corporatif (sic) afin de trouver le panier idéal pour impressionner un client ou un employé.
Rappel : Corporatif = ce qui est propre aux corporations (regroupement de personnes exerçant la même profession).
Corps (sans vie) : tout simplement un cadavre. Or, dans l'hôpital où celle-ci séjourne, on retrouve le corps sans vie d'une infirmière, Magali, vraisemblablement assassinée dans la lingerie de l'établissement...
Correct : adjectif à la mode et qui signifie juste, exact. Correct ! s'exclame par exemple une présentatrice néo-crétine d'émission de télévision, quand un candidat a répondu de façon exacte à une question. Importation frauduleuse de l'anglo-saxon.
Tout est quelquechosement-correct de nos jours : politiquement correct, socialement correct, médiatiquement correct, alimentairement correct etc. Il n'est pas inutile de rappeler que “correct” signifie en français : convenable, conforme à des règles fixées (tenue correcte exigée). L'emploi abusif de cet anglo-saxonisme devient odieux. Voir Politiquement correct.
Corrompu : ne signifie plus ‘qui cède à la corruption ‘, mais simplement ‘altéré’ ou ‘endommagé’ dans la langue des néo-crétins de l’informatique : Pour réparer les associations de fichiers corrompus dans votre base de registre… Ce fichier est corrompu, les données ont été corrompues. Tant il est vrai que l’informatique corrompt les mœurs. A signaler que pour un oui, pour un non, vos fichiers peuvent être corrompus dans votre ordinateur : virus, instabilité du système MicroMou, ou simple incompétence des informaticiens ayant élaboré le programme. Importation frauduleuse de l'anglo-saxon 'corrupted'.
En français, le mot corrompu évoque non seulement la corruption morale, mais renvoie à l'image d'aliments ou de chairs corrompus : image affreuse de chairs putrides, grouillant de vers. Des fichiers corrompus, sont-ce des fichiers pourris et pleins d'asticots ?
Cotation (ou quotation) : devis, proposition de prix. N'a donc rien à voir avec une cotation boursière.
Côté : s’emploie dorénavant dans le sens de : quant à, en ce qui concerne, pour ce qui est de, voire chez. Côté Démocrates (chez les Démocrates), c'est Obama qui semble l'emporter. Ou bien : Côté températures, on va assister à un rafraîchissement général. Ou encore : Côté information, les affiches en gare sont imprimées sur des beaux papiers aux couleurs de la SNCF. ‘Entendu à la télé’ : Ce soir émission spéciale dragqueen, côté look. Côté français, les néo-crétins sont totalement à côté de la plaque.
Couchsurfing, Couchsurfeur : ces mots non traduits de l'anglo-saxon désignent le fait de trouver pour un voyageur, par l'intermédiaire d'internet, un hébergement – quitte à lui d'héberger à son tour un autre voyageur. Le couchsurfeur-voyageur en vacances sera vraisemblablement un couchsurfeur-hébergeur une fois rentré chez lui. Souvent prononcés kaoutchseurfeur, kaoutchseurfing par les néo-crétins convaincus. En tout cas, des noms à coucher dehors.
Couvert : « Sortez couvert ! » proclame un slogan anti-sida. On prie ces chers jeunes de prendre des précautions, de bien mettre un préservatif avant l'acte. « Sortez couvert ! » L'auteur, lui, étant d'un autre âge, avoue qu'il roule en décapotable. D'où cet inévitable palindrome (6) : « SEXE VETU, TU TE VEXES ».
Variante islamique : Sortez couvertes ! mais là il s'agit du port du voile pour les femmes.
Covoiturage : forme évoluée de l'auto-stop. Cette forme de transport a été popularisée depuis le déferlement de grèves des services de transport (train, bus, métro), appelés par humour sans doute « services publics ». Durant ces grèves, moins d'un pour cent des 'travailleurs' bloquent plus de 99% des gens qui travaillent. C'est l'exercice de la démocratie. Et en plus, ça permet de créer des contacts ; de quoi se plaignent les usagers ?
Crack : il s'agit bien sûr d'une forme de drogue aux effets dévastateurs. Mais en informatique c'est le fait de "déplomber" un logiciel. Cracker un programme. A donné le substantif : cracker (prononcer craqueur) : celui qui déplombe, craque ou casse un programme. Souvent les crackers sont des cracs en informatique.
Craindre (Ça craint) : verbe désormais intransitif, comme communiquer et bien d'autres. Ça craint doit vouloir dire dans le patois des djeunz : c'est dur, c'est terrible, c'est affreux, voire c'est risqué, c'est dangereux. Il a dû essayer l'install du Windaube SPécial 2, ça craint !
Craquant : qui fait ‘craquer’ : émouvant, attendrissant, voire bandant. Cette fille-là, elle est craquante ! Un peu dépassé.
Crash (d’avion) : de nos jours, un avion ne s’écrase plus, il « se crashe ». A remarquer que même l’orthographe est anglo-saxonisée (crashé et non craché par exemple, alors que le groupe consonantique ‘sh’ n’existe pas en français. Encore une victoire des néo-crétins). Un accident d’avion, une catastrophe aérienne sont devenus dans la bouche ou sous la plume des journalistes néo-crétins des crashs [ ou crashes ? ]. Importation frauduleuse de l’anglo-saxon. À cracher de dégoût. Commentaire d'un brillant chroniqueur : « ... crash est un mot anglo-américain couramment utilisé en français contemporain, pour désigner un accident d’avion. On l’emploie d’autant plus qu’on n’a pas d’équivalent français ». Conclusion : avant 2000 (env.), la France ne comptait pas d'accidents d'avion, il n'y avait donc pas de mot pour les désigner.
Dans le même sens on trouve crash-test (test de collision, test d'accident) pour les automobiles : on les fait s'écraser contre un mur pour prendre différentes mesures. N'a rien à voir avec un crache-test, au cours duquel on s'exerce à cracher différentes choses : pépins de raisin, jet de salive, mots grossiers etc. etc.
Dans le registre stupide ou ridicule, on peut même lire dans un magazine féminin des choses comme : « Nous le devons au crash entre les mois, cette sorte de raccourci qui confusionne les garde-robes, les corps, les têtes… ». Après la féminisation des fonctions ou des métiers, ces dames des magazines féminins 'foutent un bordel noir' (expression reprise telle quelle de la plume d'un ministre) dans la langue. D'après nos lectures, ceux ou celles qui maltraitent le plus le français sont les informaticiens, les journalistes en général et les journalistes des magazines féminins en particulier, et les économistes.
Chez les informaticiens, un crash, c'est un 'plantage' ou une perte irrémédiable. Un crash disk. Mon disque s'est crashé, j'ai dû en acheter un autre.
Fidèles aux principes de la novlangue, les néo-crétins en général et les journalistes en particulier emploient à tour de bras le mot crash, court, onomatopéique et facile à prononcer, dans de nombreux sens, comme on vient de le voir : choc, collision, accident, écrasement, atterrissage forcé ...
Créatif, créativité : on appelle maintenant créatifs les concepteurs de la publicité, qui devraient théoriquement avoir assez d'imagination pour créer des formes nouvelles de messages publicitaires (affiches, radio, télévision). On confond allègrement création et imagination. De la conceptualisation à la réalisation de vos supports graphiques, je vous apporte créativité, professionnalisme, réactivité, le souci du détail et la cohérence avec vos besoins (pourquoi un article défini pour les deux derniers, et pas d'articles pour les autres ?)
Mais on remarque vite que l'imagination des publicitaires consiste souvent à piquer les idées des autres et à les reproduire sous une autre forme, à peine modifiée : cas de 'pubs' pour des services internet ou de téléphonie, par exemple, où les différents services sont présentés dans un paysage (à moins que ce soit la même agence, qui ne s'est pas beaucoup foulée pour renouveler ses messages).
Cette forme de créativité ne dépend plus de la création, mais de la réaction, c'est-à-dire de la faculté à réagir à tout semblant d'idée émise par un concurrent.
Crédit(s) : il s’agit tout simplement de citer les personnes qui ont fourni un article, une ou des photos etc. Il s'agit des traditionnels « remerciements » qu'on trouvait en fin d'article ou de livre. Cela n’a donc rien à voir avec un crédit bancaire. Crédit photos. Lu sur une page internet, en parlant d'un article : Par: (pas credité) (sic : pas d'accent sur cre-). Importation frauduleuse de l'anglo-saxon.
Pire encore, les crédits désignent, dans le cadre des études universitaires des étudiants en Europe (Programme Érasme), les examens ou diplômes obtenus, les unités de valeur. Exemple : Au sein de l’Union européenne, le système permettant à un étudiant de valider (sic) dans son université d’origine des examens passés à l’étranger est celui des ECTS (European Credit Transfer System) (re-sic ; Érasme serait content d'apprendre cela). Après le Crédit Municipal ou le Crédit Foncier, voilà le Crédit Universitaire. L'Université, une annexe de la Banque Européenne ?
Créneau : un créneau est normalement une ouverture dans une construction ou un rempart par laquelle on peut se défendre (châteaux-forts) ; ou alors un espace disponible entre deux espaces (entre deux automobiles par exemple) ; ou bien un espace de temps disponible (créneau horaire). Associé à l’adjectif ‘porteur’, il s’agit maintenant d’un prétexte, d’une occasion, d’un thème, d’un sujet ou d’une matière qui attirent ou mobilisent l’attention ou l’énergie : Pour ne pas vous engager dans une voie de garage, il faut impérativement vous demander si le créneau choisi [pour votre projet professionnel] est porteur. Créneau signifie donc ainsi espace ou temps ouvert, au sens propre ou figuré, dans lequel peut s’engouffrer n’importe quoi.
Creux (en ~) : officieusement, de manière non officielle, discrètement, par opposition, &agrae; l'opposé, de façon contraire… Elle confirme en creux qu'elle briguera le poste de Premier secrétaire au prochain congrès. La gouvernance en creux. L’emploi en creux. Les "non musulmans" à Istanbul aujourd’hui : une présence en creux. Le chômage est un travail en creux. L’emploi de cette expression révèle tout le creux de l’inventivité verbale des néo-crétins.
Criminel (de guerre) : appelation réservée aux dirigeants et militaires des pays vaincus : Hitler, nazis, Slobodan Milosevic etc. George Bush, Dick Cheney, Paul Wolfowitz etc. sont, eux, de grands pacificistes.
Crise : au sens médical du terme, c'est un instant bref de quelques minutes, quelques heures au plus, où la maladie atteint son paroxysme : crise d'épilepsie. Après quoi, le patient guérit parfois (ou meurt, s'il n'a pas assez de forces pour récupérer).
Dans l'esprit des « élites » et des gouvernants néo-crétins, la crise est une formidable occasion de faire traîner les choses en longueur, et devient le prétexte à toutes sortes de mesures contre les citoyens :Les gouvernants entretiennent même de fausses crises comme en 2009 pour asseoir davantage leur pouvoir sur les faibles. C'est la nouvelle démocratie, inspirée du capitalisme à l'anglo-saxonne.
- réduction du taux des livrets d'épargne. Les gouvernants ne veulent plus que les citoyens économisent. "Appauvrissez-vous !" tel est leur mot d'ordre,
- mesures destinées à appauvrir encore davantage les faibles revenus, tandis que les banquiers touchent des primes scandaleuses. Ils ne sautent donc plus par la fenêtre, comme lors de la fameuse crise de 1929 et c'est bien dommage,
- délocations ou réductions de personnel en masse par des entreprises faisant d'énormes bénéfices,
- etc. etc. etc.
Crispation : au sens de sujet qui fâche, ou de conflit plus ou moins ouvert. La crispation due au nucléaire iranien. C'est crispant, non ? Contraire de crispation : la décrispation, rendue fameuse par un célèbre homme politique.
Croissance : de nos jours, pour les économistes et les néo-crétins, la croissance n'est plus seulement croissante ; l'on peut trouver une croissance zéro (= stagnation), voire une croissance négative (= récession). On savait que la logique n'était pas le fort des néo-crétins. L'on est étonné de constater que les économistes ne la maîtrisent pas non plus. Cette thèse de la croissance zéro a eu de nombreux héritiers, en particulier la revendication de certains altermondialistes d’une « décroissance soutenable ». Croissance zéro, décroissance soutenable : qui dit mieux en matière de néo-crétinisme ?
Crucial : signifiait au départ, et dans le vocabulaire de la chirurgie : en forme de croix (incision cruciale). Puis, sous l'influence des Anglo-Saxons, le mot prit le sens de ‘carrefour de décisions’. Et maintenant, il veut dire : important, décisif, voire critique : Primaires américaines : la tension monte entre Clinton et Obama à la veille de scrutins cruciaux. De nos jours, tout peut être crucial : une décision, un moment, voire un point (un point crucial : un point de croix, sans doute).
Du coup on a refait un autre adjectif : cruciforme (tournevis cruciforme, dont la panne est en forme de croix).
Culte (un film culte, une série culte) : qui a une aura particulière, qui fait l'objet d'admiration fanatique, presque religieuse. Star trek, cette série culte des années 60. Le culte ne s’adresse donc plus à des divinités, mais à de simples mortels, et cela passe par le relais de l’image et du marketing (étude de marché). Équivalents proposés : célèbre, fameux, marquant, mythique. A donné le superlatif barbare cultissime ( ! ) Depuis George Orwell et son cultissime 1984, le fantasme d’une société où tout est su, contrôlé, ..., hante la société occidentale.
Culte fait partie des substantifs qui peuvent pendre un sens adjectival, comme béton (des arguments béton), canon (cette fille-là, elle est canon) etc. Dans ces deux cas, le substantif reste invariable, comme dans le patois anglo-saxon, exemple : Beaucoup de chanteurs-culte sont totalement incultes.
Quant aux personnes qui produisent des œuvres cultes, ce furent des idoles (Johny Halliday : « On m'appelle l'idole des jeunes »), ou maintenant des icônes : Madonna, cette icône de la chanson. On est toujours dans le vocabulaire religieux.
Culture : « Quand j'entends le mot Kultur, je sors mon revolver » (déclaration de la ministresse MAM à propos du dictionnaire Robert). Postulat d'un comique gouvernemental de service : « Tout est culture ». Conséquence : MAM tire sur tout.
Le mot culture ouvre ou couvre d'autre part un vaste éventail de significations. Il vient du latin colere, qui veut dire habiter, cultiver (d'où colon, colonisation), et désigne par extension l'ensemble des connaissances acquises, l'instruction, le savoir... C'est ausi une mise en valeur de l'esprit, qui produit des individus « cultivés », c-à-d possédant une certaine richesse d'âme ou d'esprit. En ce sens, la culture est une notion du passé et dépassée. Preuve en est le projet gouvernemental de remplacer les épeuves de culture générale dans les concours administratifs par des questions de bon sens. « Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée la connerie aussi » ajoutait Jacques Rouxel (les Shadocks). Il y aura donc sans doute dans les concours administratifs des questions de pureconnerie. C'est peut-être à cause du fait que culture a la même étymologie que colons, colonie, coloniser qu'on a supprimé les épreuves de culture générale pour ne pas déplaire aux minus habens de la pensée correcte socialement. Un pas de plus vers la démolition du français. Les pouvoirs en place innoculent la haine de la culture (cf le discours de Nikola Sarközy sur La Princesse de Clèves).
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... « un peuple européen de race blanche,
de culture grecque et latine » !
Voilà qui sent le fagot.
Le mot culture a aussi un sens politique, et donc néo-crétin. C'est normalement l'ensemble des aspects intellectuels propres à une civilisation, une nation, une société humaine, voire à un groupe humain. Par abus de langage, on parle maintenant de culture rock, de culture d'entreprise (voir plus bas), de culture gay ou de culture des banlieues (sic) etc. Le mot « culture » peut donc désigner tel ou tel type de mentalité, tel ou tel système de croyances, tel ou tel mode de comportement, tel ou tel type de mœurs. Il sert à qualifier tout système d'identité ou de reconnaissance d'un groupe humain ou social. À tel point qu'en France il y a un Ministère de la Culture (7) ou Minicul en novlangue, qui est chargé principalement de tout ce qui concerne le rap ou les tags, faits culturels indéniables.
Culture d'entreprise : vaste rigolade qui prétend désigner l'ensemble des règles propres à une entreprise, mais qui n'est en réalité que la subordination entière et inconditionnelle des employés aux directives d'un patron. Encensée ou dénoncée, la culture d'entreprise peuple les discours des managers ou les plaquettes de communication institutionnelle. Lu sur internet (fin de la lettre C) : « La culture d'entreprise est à la culture ce que les restaurants d'entreprise sont aux restaurants ».
Customisation (customization ?) : et vlan ! C’est le débarquement américain ! C'est l'américonnerie à l'état pur. Le terme français ‘personnalisation’ ne convenait plus aux informaticiens et aux internautes, semble-t-il. Voilà qu’ils nous flanquent customisation à lagueule! Avec le verbe customiser ou customizer (adapter, personnaliser, individualiser) : Quinze grands noms de la bijouterie et de la maroquinerie se sont prêtés au jeu de la customisation. Ou bien : A l’époque [...] j’écrivais tellement de mots et surtout, tellement les mêmes que je me suis customisé un Word. Ou encore : Le site est entièrement gratuit et vous propose tout ce qu'il faut pour personnaliser (skinner ou encore customiser) et changer l'apparence Windows XP. Voir Skin, Skinner.
Avec, en prime, l'adjectif customisable. Et évidemment, le ‘u’ se prononce ‘eu’ : keustomizé, keustomization. En abrégé l’on observe la graphie : custo (kusto ? keusto ?).
Cybernétique : du grec Κυβερνητική (cubernêtikê) « action de manœuvrer un vaisseau » (sens propre), diriger ou gouverner (sens figuré). Mot introduit par AMPÈRE dans le sens d'art de gouverner, repris par le mathématicien étazunien Norbert WIENER pour désigner « la science des analogies maîtrisées entre organismes et machines ».
La troncature cyber sert maintenant comme préfixe dans nombre de mots indiquant une activité liée à l'internet : cybernaute, cybercafé, cyberespace, cyberemploi, cyberfraude, cybervandale ... Tandis que nombre d'organismes, de sociétés, de sites se parent du préfixe cyber : cyberlangues, cyberavocats, et même cyberpapy ou cyberchien. Nous sommes dans la péninsule cybérique.
Voir à ce sujet le roman de l'écrivain bulgare Ivan Vazov Sous le Joug (Под игото).
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A ce propos, L’Est républicain, dans son édition du 29 septembre 2009, avait parlé en ces termes d’une jolie journaliste de télévision : « Je vois avec plaisir le très joli minou de Marie D. », confondant allègrement minou et minois. Lapsus révélateur, diraient les psychanalystes.
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