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« Un homme qui parle trois langues est trilingue.
Un homme qui parle deux langues est bilingue.
Un homme qui ne parle qu'une langue est anglais »
Claude GAGNIÈRE
Écrivain
« Il suffit de répéter n’importe quoi suffisamment longtemps
pour que tout le monde finisse par en être persuadé. »
Joseph GOEBBELS
Ministre de l'Information et de la Propagande du IIIe Reich
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G8 (Great 8 ou Grands Huit) : en fait il faudrait dire et écrire en français : 8G (les Huit Grands, les Grands Huit faisant penser à une foire ). Club très sélect et très fermé, où l'on décide du sort économique, – et donc politique –, de la planète. G8, c'est peut-être deux fois la bande des Quatre.
Gagnant-gagnant : accord, contrat etc. où chacune des deux parties tire un avantage, est gagnante : Madame Ségolène ROYAL utilise dans ses discours le terme "gagnant/gagnant" (ce qui ne l'a pas empêchée de perdre à l'élection présidentielle ; dans son cas c'est gagnant-perdante).
Gagneuse : une gagneuse, c'est une travailleuse du sexe qui travaille bien, qui rapporte gros à son souteneur. C'est aussi un courtier ou trader qui travaille bien pour le compte de ses patrons les banquiers, et qui leur rapporte gros. Banque et prostitution, même combat ? Il ne s'agit pourtant pas de banque du sperme...
Galère : ce vaisseau a pris le sens de situation difficile, ennuyeuse, pénible, insupportable, en relation avec la situation d'esclavage des galériens. Le métro parisien, c'est la galère, surtout quand y'a des grèves (et quand il y a des inondations ?). Avec un sens adjectival : journée galère. A donné le verbe galérer : avoir des difficultés pour faire, pour agir : aujourd'hui je galère sur ce projet. Mais qu'allait-il donc faire dans cette galère ?
~gate : le suffixe ~gate, sur le modèle Watergate, qui coula le président Nixon, sert pour les journalistes néo-crétins à créer des mots relatifs à des affaires ou des scandales. C'est ainsi que les journalistes de la french TV parlent de l'Angola-gate pour désigner un scandale relatif à des ventes d'armes. Et récemment, il y a eu la pandémie-gate à propos de quatre-vingt dix millions de doses de vaccin contre la grippe porcine. Le mot scandale, apparemment, est trop français.
PS qui n'a rien à voir : le Billgates (observez le pluriel, ici) est le plus gros scandale informatique et financier, où la communication informatique est monopolisée depuis trente ans par une secte (Micromou).
Gauche (en politique) : synonyme de droite, mais en pire. En un temps de mondialisation, toutes les valeurs sont confondues, pour céder la place aux géants de la phynance, de l’industrie et de la grande distribution. De telle sorte en effet qu’il n’y a plus de conflits d’opinions politiques, car la seule question est : à quelle sauce voulez-vous être mangé ? De nos jours, l'on a tendance à dire la non-Droite pour dire la Gauche. François Rollande est le leader (dirigeant) de la non-Droite. Voir Droite.
A donné le verbe gauchiser, comme dans cet exemple : « ... arrêtons de gauchiser notre parti ou de se (?) laisser bouffer par des pseudos-(sic)écolos estampillés ou des socialos-(re-sic)communistes ».
Gavage : désormais nombres d’associations, surtout anglo-saxonnes, considèrent le gavage comme un acte de cruauté envers les animaux. D’ici à ce qu’on nous interdise le gavage des oies ou des canards, ou même qu'on nous interdise de manger du foie gras aux cèpes, il n’y a qu’un pas.
Gaver : ennuyer, fatiguer, embêter, saoûler, empoisonner la vie. Tu me gaves sévère (tu m’ennuies fortement). Il faut appeler Arnger Schwarzenegold à la rescousse, lui qui est contre le gavage sous toutes ses formes.
Gay : ce terme anglo-saxon a maintenant remplacé ‘homo’ ou ‘inverti’. Dans le cadre du néo-crétinisme ambiant, ou de la novlangue, l'euphémisme gay a remplacé pédé. Comme si l'on rendait socialement et sexuellement convenable la réalité de la chose. De plus, la dénomination gay classe un individu : il est généralement blanc, masculin et appartenant plutôt aux classes moyennes (middle class). Tant pis pour les autres ! Cette référence à la culture étazunienne est d'autre part agaçante. Expression : He likes the gay life (il aime mener joyeuse vie). On se demande quel est le rapport entre un homo et le fait d'être gai, joyeux.
Les homos anglo-saxons ont donc envahi la planète. Ennuyeux pour ceux dont le nom de famille est Gay. S’emploie même au féminin : une femme gay (mais on n’en est pas à une inversion près). Les mariages homosexuels (ou mariages gays) tendent d’autre part à se multiplier dans le monde. Embrassons-nous, Crazytown !
Au fait, comment appelle-t-on un gay triste ? Une contradiction ? Tiens, j'ai rencontré une contradiction aujourd'hui...
Gay pride : tous les journaleux de la french TV parlent de gay pride au lieu de défilé homo, ou de parade homo. Que diable, MM les journalistes, serait-ce trop vous demander que de parler français ? Ce défilé homo, ou gay pride selon le patois de la french TV, constitue une sorte de cérémonie païenne, véritable hymne à la déviance. Dernier avatar de l'expression : Marche des fiertés. Y'a pourtant pas de quoi être fier.
Cela est encouragée par les différents gouvernements, tant de gauche que de droite, afin de désacraliser la vie. D'autre part, l'état et les média fabriquent du symbole païen en médiatisant à l'extrême des faits inintéressants ou d'une rare banalité : élection de Miss France, rencontres sportives, fête des voisins, fête des secrétaires, défilés homos etc.
Gaz à effet de serre (GES) : une des conséquences de l'industrialisation à outrance, selon les tenants du réchauffement planétaire. Les Étazunis (avec la Chine) en produisent plus que l'ensemble de la planète, mais cela ne les empêche pas de vivre.
On rend le CO2 responsable de tous les maux, y compris de cet effet de serre, cher aux écolos. En fait, c'est la vapeur d'eau qui constitue la principale cause de ce fameux effet de serre. Et là, difficile de lever une taxe H2O. Voir l'article de Jean Martin.
Géant : cet adjectif sert maintenant à désigner quelque chose de grand, d'énorme, de démesuré, mais avec une nuance positive ou admirative. C'est géant ! s'exclame un néo-crétin, admiratif devant quelque chose de vaguement intéressant. Curieusement, le contraire de géant n'est pas nain, mais nul. Voir Génial, Nul, Top.
Géminées : les géminées (consonnes prononcées doublement : l-l, m-m, n-n, p-p etc) n’existent pas en français. Pourtant nombre de personnes, surtout les présentateurs de télévision, n’hésitent pas à prononcer gram-maire, som-met, al-légé. Pour bien montrer qu’ils connaissent, eux, l’orthographe de ces mots. Pour une fois qu'ils connaissent quelque chose !
Générer : verbe passe-partout. Les mochécons emploient systématiquement le verbe générer à la place des verbes causer, donner, engendrer, faire, produire, entraîner, susciter, être la cause de, provoquer etc. Nous ne générons que 5% de nos profits sur le sol français. Votre recherche sur internet n'a généré aucun résultat. Les ventes du nouveau système d’exploitation [Ouista] ont généré d’importantes recettes. ... c'est la première fois qu'un exemplaire génère des étincelles. Importation frauduleuse des peuplades anglo-saxonnes : generate. Avec comme substantif : générateur. Générateur ou géné-rateur ? En tout cas, ceux qui emploient de tels mots sont vraiment dégénérés.
L'excellent site « Le Dicomoche » publie une liste de synonymes pour le verbe générer, liste que le lecteur peut consulter ICI.
Génial : un néo-crétinisme ayant fortement pollué le langage parlé. De nos jours, tout est génial (sauf les génies, – bien sûr, qui ne sont que de simplescons). Il est de bon ton maintenant de s’écrier, l’air extasié, devant quelque chose qui sort à peine de l’ordinaire ou qui est simplement intéressant : C’est génial ! Finis les Épatant, Extra, Super, Formidable. Place au ridicule Génial, qui peut se « superlativer » avec super génial. En une période de médiocrité généralisée, le terme génial sans doute rassure les esprits. On trouve mème le superlatif Trop génial. Cf la parole de Talleyrand : « Tout ce qui est exagéré ne compte pas ». Voir Top.
Génocide : dans une é où le néo-crétinisme ambiant prône l'amitié entre les peuples, où l'on entend détruire les frontièrers, certaines nations, curieusement, ne l'entendent pas de cette oreille-là, et veulent exterminer leurs voisins. .
Gens : ce mot semble, du moins chez les Canadiens, signifier 'personnes'. 4 gens en parlent peut-on lire sur un blog. Et s'il n'y a qu'une personne, comment disent-ils ? Un gen ? Une gen ? C'est gênant.
Gens du voyage : on dirait que ça faitchierles officiels et les pouilleux de la french TV de dire 'nomades', 'gitans', 'bohémiens', 'romanichels', 'roms', 'tsiganes' ... Hé bien non, ils ont inventé gens du voyage, que ça fait beaucoup plus mieux et surtout politiquement correct. « Gens du voyage » ! On croirait parler de vacanciers ou du « Club-Med » !
Question : quand il n'y a qu'une seule personne, que dit-on ? Personne du voyage ? Citoyen du voyage ? Ou tout simplement gitan, comme avant ?
Gent : cf. la “gent trotte-menu” (les souris) chez La Fontaine. A pris, peut-être sous l'influence des féminisations à outrance, la marque du féminin chez certains scripteurs : ... Vous vous faites la complice de quelques féministes ultra-dures qui détestent la gente masculine... Au cours de vos aventures, on vous a toujours vu fuir la gente féminine, n'avez-vous pas de pulsions amoureuses ? Site officiel de Girls of Paris, la soirée dédiée à la gente féminine ... Autre exemple, relevé dans l'excellent Y'aoù? : « Le plus célèbre des fox-terriers [Milou de Tintin] a tendance à se laisser distraire par la gente canine féminine (sic) ». L'ignorance pédantesque fait beaucoup de ravages chez la gente journalistique, oui madame l'agente.
Gérer : de nos jours, nous sommes tous des gestionnaires, et nous gérons notre temps, notre argent, nos comptes, notre carrière, notre avenir, notre corps, notre santé, notre couple, nos relations sexuelles ... loteur en passe, et des meilleures. Verbe passe-partout au même titre que le verbe faire, et donc à bannir. Les dictionnaires, ça existe pour trouver le mot ou l'expression exacte. L'ennuyeux, avec ce genre de verbe, de même qu'avec toutes les expressions de la novlangue, est que l'on s'y habitue tellement qu'il devient par la suite difficile de s'en détacher et de prendre le recul nécessaire pour trouver le mot correspondant. Le substantif est gestion, dont la polysémie est également effarante.
Quelques exemples : En véritable coach (!), cet ingrédient est le compagnon idéal pour mieux gérer (dominer) votre stress. De l’introverti rougissant à l’exubérant permanent, chacun de nous gère (maîtrise) à sa manière ses émotions. ... et les services en ligne permettant de gérer (organiser) ses tâches. Un site propose même de gérer (administrer, s'occuper de) la planète. Autre exemple : Mi-septembre, mes maux de ventre devinrent de plus en plus difficiles à gérer (supporter).
En français normal, gérer veut dire : administrer ou diriger (gérer une entreprise).
Talleyrand se railla cruellement un jour d'un homme qui se vantait de parler plusieurs langues : « Alors, vous avez plusieurs mots pour une idée ? » De nos jours, en novlangue, c'est le contraire : on a un seul mot pour plusieurs idées. (Voir contrôler, initier, générer, revisiter...)
Giboulées : normalement, les giboulées, ce sont des pluies, parfois accompagnées de neige ou de grêle, qui ont surtout lieu au début du printemps : les giboulées de mars. Maintenant les néo-crétins de présentateurs et présentatrices des bulletins météos de la french TV emploient ce terme au lieu de chute de neige. Entendu lors des prévisions météorologiques avant le journal télévisé en janvier 2007 : Des giboulées de neige sont à prévoir sur le Jura... Voir Précipitations.
Gilet (jaune) : le néo-crétinisme écolo-étatique a frappé fort en obligeant tous les automobilistes à se déguiser en clowns jaunes par le port d'un gilet fluorescent en cas d'accident. Ce gilet doit toujours être « à portée de la main » dans toutes les automobiles, de même que le fameux triangle rouge. Courant octobre 2008, soit à peu près 15 jours après l'obligation pour chaque automobiliste de détenir un gilet et un triangle, un conducteur est mort, happé par un véhicule, tandis qu'il tentait de placer le fameux triangle à la distance réglementaire derrière son auto, bien qu'il portât le fameux gilet jaune fluo. Combien de morts faudra-t-il pour abroger cette loi ? L'exercice est en effet risqué, – sur une autoroute ou un boulevard périphérique –, que de placer à la distance voulue le triangle, qui est aussi stable qu'un gouvernement italien.
Givré : synonyme de fondu dans le sens de fou, dérangé. Ainsi, en français, on peut être à la fois givré et fondu. C'est la loi de la relativité générale appliquée à la langue.
Glamour : adjectif invariable, comme chez les tribus anglo-saxonnes. Une femme «glamour » est une femme belle et séduisante, sensuelle, érotique. On rencontre ce terme dans les magazines féminins et chez les néo-crétins et néo-crétines branchés et distingués, dans le sens de 'charme', 'charmeur', 'charmant', 'séduction', 'séduisant', 'romantique' etc. Le glamour, semble-t-il, c'est un charme un peu trop étudié, maniéré, affecté. Ce terme n'a rien à voir ni avec le GLAM (un truc de l'Armée de l'air française) ni avec amour. De l'anglo-saxon glamour (anglais) ou glamor (américain) : charme, séduction. Discreet Glamour of The Bourgeoisie. Les journalistes ont insisté sur le côté glamour (entre Nicolas et Cécilia) de la passation de pouvoir. L'on a maintenant tendance à écrire « glam' », avec l'apostrophe, à la façon des peuplades anglo-saxonnes. Ambiance glam'écolo (sic) pour l'édition 2009 du calendrier Pirelli. Le succès actuel du mot tient sans doute à sa rime avec 'amour'. De plus, ce mot est invariable : pas de singulier ni de pluriel, pas de masculin ni de féminin ; une aubaine pour les illettrés et les incultes.
Glamourette (néologisme personnel) : histoire d'amour avec une femme glamour. Pour une glamourette, Qui passait par là, J'ai perdu la tête, Et puis me voilà... (Lény Escudero)
Glandouille : désœuvrement, paresse. Mot mi-vulgaire, mi-familier mis à l'honneur par une sous-ministresse à quelquechose, et qui critiquait de façon piquante le comportement typique des jeunes banlieusards (= jeunes délinquants) fébrilement occupés à ne rien faire. « Je vous le dis très cash, maintenant il faut agir. Il est hors de question qu’on continue à se la raconter sur la question des banlieues. (…) Tolérance Zéro contre la Glandouille » (= on ne peut plus tolérer le désœuvrement et les actes d'incivilité qu'il provoque), clame haut et fort cette sous-ministresse. Hé non, on ne peut plusse branlertranquillement lescouilles, molester les passants, violer les filles ni brûler des voitures. Voir Cash, Putain.
Glauque : bleu sombre tirant sur le vert ; synonyme : pers [voir la couleur de fond de cette rubrique] : « La mer nous regardait de son œil tendre et glauque » (Apollinaire). Cette couleur, pourtant jolie, a donné chez les néo-crétins – allez savoir pourquoi ! – comme sens dérivés : lugubre, sordide, louche, obscur, pas fréquentable, étouffant, nauséeux. La phonétique y est peut-être pour quelque chose. Il donne de longs développements glauques. Une atmosphère glauque. Une site internet va même jusqu'à titrer : « La pipolepolitique, ou le syndrome de la propagande glauque » (en tout cas, c'est cette littérature qui est glauque).
Athéna, la belle déesse aux yeux pers (γλαυκωπις / glaukôpis), déesse de la raison, de l'artisanat, de la guerre ordonnée et structurée, n'aurait pas été enchantée de savoir que la couleur de ses yeux deviendrait synonyme de quelque chose de malsain. Néo-crétins, méfiez-vous de la vindicte de la déesse !
Globalisation : terme anglo-saxon signifiant : « impérialisme à l'échelle mondiale, à l'échelle de notre globe ». Et, comme pour le communisme, le bilan de la globalisation ne saurait être que globalement positif. Avec l'adjectif verbal globalisant comme dans : Sydney, Toronto : bienvenue dans des villes globalisantes, titre un article. Voir Mondialisation.
A donné également l'adjectif néo-crétin global, au sens de 'mondial' (?) : Teleperformance France est l'expert global (spécialiste mondial ?) en Management des centres de contacts en France (c'est en France, et c'est global ?). Dans tout ce charabia, on notera au passage la majuscule à management (= gestion), procédé typique des tribus anglo-saxonnes ; et l'emploi d'expert au lieu de "spécialiste".
Globish : il s'agit d'une forme élémentaire d'anglo-américain, limitée à 1500 mots environ, avec une syntaxe simplifiée, complétée par quelques procédés pratiques de formulation (gestes, exclamations, grognements, borborygmes, onomatopées, dessins explicatifs approximatifs, signaux de fumée) pour communiquer. En bref, une sorte d'espérantenglish compréhensible par toute la planète. Pour plus de précisions sur ce merveilleux outil de communication : www.jpn-globish.com.
Tout bien pesé, on ne pense et ne s'exprime bien que dans sa langue maternelle ; le globish imposé de fait par la ploutocratie anglo-saxonne dans les réunions internationales est devenu un instrument d'absence de communication (« non-communication » en néo-crétin), dominé par les tribus anglo-saxonnes (Étazuniens), qui détournent tout à leur profit.
Glossy : il faut maintenant un glossaire pour comprendre le charabia des publicitaires. Vous regardez la french TV, c'est l'heure de la pub. Une jolie dame à l'inimitable accent frangliche vous parle de glossy-glossy. C'est-y quoi ? vous demandez-vous dans votre patois berrichon. C'est tout simplement un rou - ge à - lè - vres (à l'effet brillant et dévastateur). Bon, pourquoi pas simplement "brillant", "luisant", "lumineux" ? Hébé, parce que c'est plus vendeur (= commercial). La novlangue et les néo-crétins vous désapprennent le français. C'est leur "bénéfice secondaire".
Glue : le mot 'glu' existe bien en français (matière visqueuse extraite de certains arbres) dans le sens de colle, par exemple attraper des oiseaux avec de la glu. Mais la graphie anglo-saxonne glue, pour désigner de la colle forte, s'emploie de plus en plus à cause de certaines marques qui emploient systématiquement cette orthographe. Comment enlever de la glue sur fenêtre PVC ? demande une internaute. Tant il est vrai que l'anglais est collant.
GMT : ce sigle, qui signifie Greenwich Mean Time (Temps [au soleil] Moyen de Greenwich) est illégal en France depuis le décret d'août 1974, où il a été remplacé par la dénomination TU (Temps Universel). Il est cependant encore utilisé par les néo-crétins. Les imbéciles de la secte Micromou, toujours à la pointe du progrès, utilise toujours cette appelation.
Go-between (prononcer go bitvouine) : intermédiaire (ce mot anglais s'imposait vraiment, car le mot 'intermédiaire' est inconnu de la plupart des Français). Entendu à la french TV de la bouche du truculent L'or en Truquier : C'est le ministre qui joue le rôle de go-between entre les personnages.
Golfe (Persique) : depuis les deux guerres perpétrées par le clan Bush contre l'Irak, berceau de la civilisation occidentale, c'est devenu une coutume que de dire le Golfe, au lieu de dire 'le golfe Persique'. Il y a pourtant nombre de golfes de par le monde, et on ne voit pas pourquoi ce néo-crétinisme désignerait abusivement seulement le golfe Persique. Peut-être parce qu'il y a le mot 'persique', et que cela horripile certaines gens ... On rencontre quelquefois l'appelation golfe arabo-persique, pour ne pas faire de jaloux.
Goodies (prononcer goudize) : prime, cadeau. Terme surtout utilisé en informatique : ce peut être des bonus promotionnels à télécharger : personnages, musiques, fonds d'écran, fonctions supplémentaires. Ici vous trouverez tous les goodies, petits cadeaux et autres trucs rigolos ayant un rapport avec notre site.
Google (prononcer gougueul) : le nom de ce célèbre service (engin) de recherche sur Internet est maintenant devenu un verbe. To google signifie en effet en anglais : faire des recherches sur internet. Je fais un Google expres, juste le temps de situer la dame. A donné en français le verbe googler (prononcer gouglé): On a tous une fois au moins hanté les forums et googlé à en devenir dingue. Après la globalisation, la gougueulisation. On se fiche de la google de qui ?
Gorgonzola : le nom de ce fromage italien vient en fait du français. La femme d'Émile Zola, d'origine italienne, était une redoutable mégère, qui adorait ce fromage à base de lait de vache. Durant les scènes de ménage, il n'était pas rare qu'elle jetât ce fromage à la figure de Zola. On l'appela la Gorgone, ce qui devint très vite la Gorgone Zola. L'appelation est restée sous la forme gorgonezola ou gorgonzola, mais les Italiens ne nous reversent pas de royalties pour ce mot. Quand on sait que c'est le prodigieux Urbano Prodi qui était chef de l'Europe en 2006, on comprend pourquoi. (Cette dernière phrase ne veut strictement rien dire, mais je la laisse. Signé : Loteur).
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le « gorgone zola »
Gothique : selon Wikipédia, « culture issue du mouvement punk, s'inspirant du cinéma expressionniste allemand, du fantastique et du roman gothique, et se caractérisant par une esthétique excentrique, sombre, voire morbide ou macabre, provocatrice ou de mauvais goût ». Il faut ajouter à cela des relents plus ou moins satanistes. Vandalisme gothique (= perpétré par des individus à l'allure « gothique ») de 28 tombes dans un cimetière meusien : un témoin a aperçu, de loin, jeudi tôt le matin, des jeunes à l'allure gothique (bizarre) qui prenaient des photos et des vidéos dans l'enceinte du cimetière. Semble provenir du patois anglo-saxon.
Gourmand : l'adjectif gourmand signifie maintenant savoureux, délicieux, appétissant etc. Recettes gourmandes ou bien : Cliquez Gourmand ! (avec un C et un G majuscules). Ou encore, lu sur Y'aoù? : Et si cette année, on offrait des cadeaux gourmands entièrement faits maison ?
Gourmand signifie normalement : qui prend plaisir à manger des mets délicieux, ou qui aime avidemment les pâtisseries, les sucreries...
Gouvernance : on ne dit plus gouvernement, politique, direction, mais gouvernance. Ce néo-crétinisme à la mode dérive d’un vieux mot français signifiant d'abord conduite d'un navire (même racine que gouvernail), puis conduite des affaires, administration, art de gouverner. Définition (totalement néo-crétine) de la commission européenne : Ce terme procede du besoin de la science economique (en ce qui concerne le gouvernement de la firme) et de la science politique (en ce qui concerne le gouvernement de l’Etat), de se munir d’une notion omni comprehensive, capable d’offrir une diversite de significations non couvertes par le terme classique de gouvernement [les accents manquants et le texte à la limite du charabia sont du cru de cette commission].
En français clair et correct, c’est l’ensemble des règles, des procédures et des pratiques qui affectent la façon dont les pouvoirs, économiques et politiques, sont exercés à l’échelle européenne ou mondiale. En un mot, – la politique. Il s’agit bien évidemment, conçu dans ce sens, d’un outil de pression économique et idéologique, régi par trois concepts : l’anglais, l’informatique et l’entreprise (S. Berlusconi), véritable machine à broyer le citoyen. Ce dernier [investisseur], qui a relevé son offre publique d'achat et d'échange à 23 milliards d'euros, en promettant d'améliorer la gouvernance. A ce prix-là, c'était le moins qu'il puisse promettre. « Conférence pour une gouvernance écologique mondiale ». Lu sur Internet : En une nuit, les Birmans étaient passés de la gouvernance parlementaire momentanément tranquille du président U. Nu à une dictature ubuesque. Gouvernance ? Pourquoi pas gouvernement ? Une ministresse de la Santé, en mal de néo-crétinisme, allait jusqu'à parler de gouvernance des hôpitaux (sic). Et enfin ce titre, tiré d'un forum du Gouvernement, véritable déluge de néo-crétinismes : « Grenelle environnement : construire une démocratie écologique (institutions et gouvernance) ». Pas de prépositions (Grenelle environnement), démocratie écologique ( ! ), gouvernance ... L'on a tout de suite envie de ne pas lire la suite.
Gradué : s'emploie à la place de diplômé. Un étudiant gradué de biologie : un étudiant diplômé de biologie. Importation de l'anglo-canadien graduate. A comme substantif graduation : remise de diplômes. Ces mots viennent en fait du français grade. Voir Diplôme.
Graduellement : semble vouloir dire 'progressivement'. Les troupes canadiennes vont se retirer graduellement de l'Afghanistan (entendu sur Radio-Canada).
Dans le même esprit, on peut trouver « gradué » dans le sens de progressif : le gouvernement a fait évoluer son dispositif de riposte graduée contre les pirates.
Grand (format) : expression récemment apparue dans les journeaux télévisés pour désigner, apparemment, un simple reportage. Et maintenant, place à notre grand format annonce un journaliste. De laconneriebêtise grand format !
Grands (jouer dans la cour des grands) : dans la langue des néo-crétins : passer à l’échelon supérieur, s’élever en grade, en responsabilité, s’affirmer, être reconnu. Untel est maintenant autorisé à jouer dans la cour des grands. L’emploi de ce terme scolaire est plutôt un signe de rabaissement. Cf dans le langage familier : demain j’ai école, au lieu de demain je travaille. Voir Revoir sa copie, Siffler la fin de la récré.
Gravage : chez les néo-crétins informatisés, ce terme veut dire ‘gravure’ (action de graver). Peut-être que pour le gavage des oies, ils disent la gavure. Et ça, c’est grave. Pour le gravage de vos cd-roms, adoptez le logiciel Néron. Arnger Schwarzenegold est, lui, contre la gavure des oies et canards.
Grave : cet adjectif remplace maintenant les superlatifs : beaucoup, fort ou très fort, fortement, grandement, extrêmement ; il s’emploie également dans le sens de bizarre, mal portant, anormal. Çui-là, il me fait chier grave. Y'a deux-trois trucs qui m'ont grave ennervée (sic). Çui-là, il est grave [ ça ne va pas du tout ]. Ça fait une paye grave [= il y a bien longtemps] qu'il le gère ton 64 bits. En argot : veug. Exemple : C'est veug. L'ajectif grave peut aussi être employé au sens de l'adverbe 'grièvement' : Deux autres personnes sont blessées très graves", a ajouté le préfet, Bernard L. Qu'un préfet commette de telles fautes, c'est grave.
Grenelle : c'est dans la rue de Grenelle à Paris que se trouve le Ministère du Travail et des Affaires sociales. L'expression Grenelle de ... signifie dans la bouche ou sous la plume des néo-crétins officiels réunion, négociations, mesures, accords, réunion ou conférence au sommet; table ronde... Sans doute en relation avec les accords de (la rue de) Grenelle de mai 1968. Expression à la mode (depuis 2007), dont nous rebattent les oreilles toutes sortes de journaleux, de politiques et d'écologistes (escro-logistes) : « le Grenelle de l'environnement ». Cette ineptie de langage désigne des accords concernant la protection de la nature, avec le fanatisme borné propre aux écolos. Entendu pour une pub à la télé : « Un engagement du Grenelle de l'environnement ... » (qu'est-ce que ça veut dire ?) La pub télévisuelle relaie abondamment ce genre d'inepties, et en rajoute en parlant de bonus (= bons points) ou de malus (= mauvais points) selon que l'on respecte ou non les oukazes politico-écologiques (1) [été 2008].
Quand on sait que les Accords de Grenelle de 1968 sonnèrent d'une certaine façon le glas de la société, de l'éducation et de la culture en France, on ne peut que craindre ce fameux et crétinoïde Grenelle de l'Environnement. Voir Écologie, Environnement, Réchauffement planétaire.
Grève : voir Mouvement social.
Grippe : il y en a de toutes sortes : espagnole, saisonnière, aviaire, porcine. La dernière en date, la grippe mexicaine ou porcine, ou encore grippe A ou Hachun Énun ou Hachun-nénun, déclenche des torrents de paranoïa, soigneusement entretenus pas des organes de presse (médias) totalement irresponsables. On parle alors de pandémie grippale car, comme la connerie, elle affecte le monde entier (et surtout le monde de la presse). Madame Grosselyne Macheleau, ministresse de la Santé, a fait commander plus de quatre-vingt dix millions de vaccins, pour vacciner deux fois chaque Français sans doute. Vaccins totalement inutiles, d'ailleurs, car la majorité des Français ne s'est pas fait vacciner. Une belle opération commerciale, en vérité, que nous envient les nations.
PS qui n'a rien à voir : la grippe porcine n'a rien à voir avec la grippe cochonne, autre nom de la chtouille.
Pour la « petite histoire », les alertes paranoïaques à propos de la grippe porcine ont été lancées par la même équipe (« lobby ») au sein de l'OMS, qui nous avait déjà fait le coup avec la grippe aviaire.
Grogne : en langage édulcoré des néo-crétins : climat de mécontentement, de conflit, manifestations, mouvement de revendications, d'opposition, de refus. La grogne des étudiants contre les réformes universitaires.
Étymologie du verbe grogner : altération de groin, de l'ancien français gronir, latin grunnire : « grogner » (en parlant du cochon). Cochons de contestataires ! Il faut noter au passage qu'un mouvement de grogne donne un idée plutôt péjorative d'un mouvement de contestation.
Gros : de nos jours, malgré l'accroissement alarmant du nombre de cas d'obésité (15% de la population), il n'y a plus de gros, il n'y a que des personnes fortes, enveloppées, il n'y a que des surcharges pondérales, des personnes en surpoids. Nos gamins, dévoreurs de barres chocolatées et de cochonneries sucrées de toutes sortes poussés à la consommation par des réclames vues à la télé , ne sont plus gros, ils sont “surchargés”, ils sont “en surpoids”, ce qui n'est pas une mince victoire du néo-crétinisme alimentairement correct.
Quant aux maigres, ce sont sans doute des déficients pondéraux. Dans cette optique, on devrait renommer le récit de Tchékhov « Le gros et le maigre » (Толстый и Тонкий) Le surchargé pondéral et le déficient pondéral. Gros succès ! Voir Obèse.
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Moi, gros ? Non, un peu enveloppé !
Il est aussi un autre emploi de gros, surtout dans les injures, et qui pourrait prendre diverses significations : grand, sale, parfait ... « Gros dégueulasse ! », « Gros raciste ! », « Gros pédé ! » etc.
Guidance : aide, tout simplement. InterNet-Guidance vous aide à bâtir votre avenir professionnel, et à choisir votre formation. L'idée est de varier les formes de guidance, tout en restant "congruent" (???). Axiome néo-crétin : plus long est le mot, plus fort il exprime une idée.
Quant à l'adjectif 'congruent', il signifie en anglais : « qui a la même taille et la même forme ». Cet adjectif n'existe pas sous cette forme en français, on parle plutôt de « congru » (convenable), ou de « congruence » (égalité de deux figures géométriques). Mais si la guidance varie de forme, tout en ayant la même forme, l'auteur avoue ne pas comprendre.
En vieux français, congruent veut dire “qui convient à”. « Que dites-vous de ma petite oie (sorte d'ajustement) ? La trouvez-vous congruente à l'habit ? » (Molère). Doit-on traduire congruent par 'convenable' ou 'adapté' dans L'idée est de varier les formes de guidance, tout en restant "congruent" ?
Guillemets : les guillemets s’emploient normalement en français pour introduire une citation. Mais l’on observe de plus en plus la tendance à les employer pour souligner ou renforcer une affirmation. " Jeux de ballon " interdits (dans la cour d’un immeuble). Dans son édition parue samedi, Le Monde titre à la "une" (pourquoi les guillemets à ‘une’ et non ‘à la une’, – expression pourtant bien connue, et ne nécessitant pas de guillemets ?)
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Pourquoi, diable, mettre A EMPORTER entre guillemets ?
À noter, les guillemets étazuniens ("guillemets"), simplistes et laids, sont de plus de plus en plus employés à la place des guillemets français, en forme de chevrons (« guillemets ») ou à la place des guillemets anglais (‘‘guillemets’’) et, évidemment, sans espace entre le mot et les guillemets, à la mode des anglo-saxons.
À signaler enfin la manie ridicule, héritée des Anglo-Saxons, des guillemets visuels, qui accompagnent le mot ou l'expression que l'on veut détacher du discours en pliant deux fois de suite l'index et le majeur des deux mains. Il suffit de dire à l'interlocuteur « entre guillemets » pour qu'il comprenne.
(1) Une pub en BD montre une voiture non-polluante (« propre » ou « vertueuse ») digne d'obtenir un bonus ; tandis qu'une voiture polluante (« sale ») détruit la nature ; le conducteur sera pénalisé par un malus. Ce système de bons et de mauvais points, infantilisant, cherche à culpabiliser de façon outrancière les possesseurs de voitures. Le comédien qui récite le texte le fait d'une voix tellement crispante qu'on zappe tout de suite. De plus, l'on a vraiment l'impression qu'on nous prend pour desconscitoyens à compréhension réduite (ou CCR).
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