Habillage : en informatique, c'est tout simplement la présentation, l'aspect esthétique (ou non) d'un site. Le site s'articule autour d'un style switcher (choix de styles ?), vous permettant de choisir l'habillage du site. Les informaticiens programmeurs méprisent l’habillage et le côté esthétique, qu’ils prennent pour pure futilité. Selon eux, l’utilisateur doit se contenter d’une présentation fruste ou abîmant les yeux : texte en police si petite qu'elle est illible, présentation sommaire ou grossière etc. À la mode : des fonds sombres avec des lettres à peine claires, rendant le tout difficilement lisible. C'est ça, l'esprit « pro »
Habiter : on sert ce verbe à toutes sortes de sauces : on habite son corps, la joie peut nous habiter, une idée ou un concept peuvent être habitables ou inhabitables, comme dans cet exemple : La série « positive » est connue d’avance, soigneusement balisée et rigoureusement inhabitable. Cf, la plaisanterie de Pierre Desproges : « La joie m'habite » (mais c'est pas cochon ! ajoutait-il), et la bourde de Pyralène Ségal : « La joie m'habite » quand elle fut élue à la tête du Conseil Régional de Poitou-Charente.
Halloween (prononcer halle aux houines) : cette crétinerie d'outre-atlantique semble gagner les mœurs françaises, et l'on voit surgir le 31 octobre, un peu partout, des courges, des sorcières en relation avec cette fète païenne. Anciennement « All Hallows' Eve », fête des Morts et des Esprits de la Nuit. En ce sens, Halloween correspond presque au Jour des Morts (1er novembre) dans nos cultures. De nos jours, un simple prétexte commercial. Ce sont les marchands de pizzas et de gadgets qui sont à la fête.
Halluciner (intransitif) : ne signifie plus avoir des hallucinations, mais être fortement étonné, ébahi, rester sans voix, tomber des nues ... « mes parents ont allucinés quand je leur ai raconté que j'avait joué au jeu du foulard pendant la récré au collège » (les fautes sont de la scriptrice, bien sûr). Terme peut-être dérivé du vocabulaire des drogués, qui hallucinent à tous les coins de rue.
Hamburger : n'a rien à voir avec la ville de Hambourg, mais c'est un mélange de viandes, de substances chimiques et de produits 'bio-technologiques' (?) divers. C'est devenu l' « aliment » préféré de millions d'Étazuniens (et même de beaucoup qui vivent ailleurs dans le monde), et une affaire très juteuse pour les entreprises qui proposent ce genre de nourriture (pourriture).
C'est, avec la pizza (voir ce terme), un des symboles du néo-crétinisme alimentaire. Nous sommes dans l'alimentairement correct, avec les rites d'hygiène maladive propres aux Étazuniens.
Handicapé 
: mot dérivé de
handicap, terme issu du vocabulaire hippique et sportif en général, et qui désigne un système d'égalité des chances pour une course, une compétition etc. Venant de l'anglais, ce terme se prononce avec un ' h ' aspiré. Logo représentatif en haut de cette rubrique.
Le handicap est un mot qui signifie “main dans le chapeau” [hand in cap] pour tirer au sort le vainqueur d'une course. En fait, c´est une course dans laquelle tous les chevaux sont censés posséder les mêmes chances, un ‘handicapeur’ étant chargé de les égaliser par un jeu de poids différents selon la force du cheval. Les néo-crétins, qui ne comprennent rien ni aux courses ni à l'anglais, on fait de ce terme le synonyme d'
infirmité, déficience, invalidité, désavantage physique ou mental c'est-à-dire que, d'une part, c'est le contraire de sa signification au départ et, d'autre part, cette allusion au monde du jeu est odieuse et pour ceux qui souffrent d'une infirmité ; enfin le handicap est une gêne imposée et non subie. Ces trois raisons (anglicisme, référence aux courses de chevaux, et contresens initial) devraient suffire à bannir définitivement ce terme stupide.
Il y a eu pendant un certain temps un
Secrétariat d'État aux handicapés, dénomination remplacée par l'épouvantable
Secrétariat d'État à l'Égalité des chances (on retrouve le sens initial). Mais un handicapé est resté un handicapé (c'est-à-dire un invalide ou un infirme), et n'est pas devenu une “personne aux chances égales”. Les macarons des
handicapés présentent toujours la mention GIC (Grand Invalide Civil) ou GIG (Grand Invalide de Guerre).
Trouvé dans une page internet : «
On travaille à trois : un handicapé, un fauteuil [sic]
et un valide », explique Brigitte. » Tiens, un valide ? Pourquoi pas un
non-handicapé ? Quant à celui qui n'aime pas un invalide (
handicapé), il est traité de
handiphobe.
On trouve le verbe
handicaper : gêner, entraver, bloquer ...
L'accès des adolescents au patrimoine littéraire n'est pas handicapé seulement par leur méconnaissance de la langue.
Happy birthday (prononcer épi beurre ce dé) : il semble que l'expression française 'Joyeux anniversaire' disparaisse dans les cartes de vœux au profit de l'expression anglo-saxonne Happy birthday. Inutile de signaler que lorsqu'on présente le gâteau d'anniversaire, c'est sur l'air d'une scie anglo-saxonne Happy birthday to you (prononcer épi beursdé touillou), rendue fameuse depuis que Marilyn Monroe l'a chantée devant le président Kennedy.
Harcèlement sexuel : concept à la mode, et qui signifie dans la plupart des cas : approches de séduction. Mais dans l'esprit de quelques féministes néo-crétines, est devenu presque l'équivalent de tentative de viol. Aux Étazunis, il suffit de regarder une femme avec trop d'insistance pour qu'elle se croit autorisée à porter plainte pour harcèlement sexuel.
Hard : dur, pénible, difficile, voire tout simplement 'ardu' dans le langage des néo-crétins. J-C Sale, chef du laboratoire d'hémato-bactério-virologie au CHR, ne peut qu'apprécier : « C'est hard, on a dû organiser des astreintes le week-end ».
Hardes : sens nouveau = groupes d'animaux, comme dans cet exemple : « [l'Afrique est vue] comme une terre d’aventure hostile, peuplée de hardes d’animaux sauvages et dangereux » (à propos de la Ferme des Célébrités). Dommage que le scripteur n'ait pas sous la main une horde de dictionnaires. Ceci rappelle un peu cette perle, épinglée sur sa cravate par le regretté Jean-Charles : « nos ancêtres étaient vêtus de pauvres bêtes ».
Has-been (prononcer asbine ou azbine) : artiste, chanteur, homme public tombés dans l'oubli, démodés, ‘ringards’ : Il est hasbeen ce type, y'a plus personne qui écoute ses chansons !
Héautontimorouménos : synonyme de Français s'auto-flagellant :
devoir de mémoire,
repentance etc. Il y a énormément d'héautontimorouménos en France, qui préfèrent subir la télévision et ses crétins
politiquement corrects, les hommes ou femmes politiques bien-pensants qui les passent à la machine à décerveler, les barbus, une
bouffe merdique vendue à prix d'or par les géants de la grande distribution etc. plutôt que de dire non ! et de ne plus voter, ni ne plus payer leurs impôts. Le mot vient du grec et signifie « bourreau de soi-même ». Cf « L'héautontimorouménos », le poème de Charles Baudelaire.
Heure légale, heure locale : presque tout le monde confond 'heure légale' et 'heure locale'.
• L'heure légale, c'est tout simplement l'heure fixée par la loi pour tel ou tel pays, ou telle ou telle région. L'heure légale française avance de deux heures sur le méridien de Greenwich l'été, et d'une heure l'hiver.
• L'heure locale, c'est l'heure d'un point P par rapport au méridien de Greenwich, plus ou moins le décalage de longitude par rapport à Greenwich. Donc, si en hiver l'heure légale est 21h 00 à Paris, l'heure locale sera 20h 09 (21h - 1h = 20h + décalage en longitude : Paris est situé à 9 minutes 21 secondes Est de Greenwich).
C'est ainsi que la phrase ... un collectif d'ONG écologistes a appelé les Français à éteindre la lumière chez eux et dans les bureaux pendant cinq minutes entre 19h55 et 20h00 locales mardi est complètement erronée. Il faut dire entre 19h55 et 20h00 légales. Que les écologistes n'aient pas la notion du temps, on le comprend car ils vivent en dehors du temps. Mais il y a plus grave ...
En effet, si vous prenez l'avion, il y a de fortes chances pour que le commandant de bord annonce : Nous venons d'atterrir à Paris, il est 16 heures, heure locale, la température est de etc. C'est évidemment 16 heures, heure légale qu'il faut dire. Si les commandants de bord n'ont plus la notion du temps, c'est à cause du décalage horaire ?
A noter que depuis 1976, la France possède une double heure d'été : quand il est 11 heures du matin l'été (en gros entre fin mars et fin octobre), il est réellement 9 heures (+ 9 minutes de décalage par rapport à Greenwich s'il l'on est à Paris). Alors que l'hiver, la France n'avance que d'une heure. Ce système dément, prétendument pour faire des économies d'énergie, oblige chaque Français à avancer et à retarder deux fois par an toutes ses montres, pendules et horloges.
Hexagone, hexagonal : synonymes de France ou de français. Le parler hexagonal (R. Beauvais). Il est très probable que vous n'auriez jamais connu la série Malcolm si celle-ci n'avait pas été doublée en Français (= français), dans la version diffusée sur (= dans) l'hexagone, annonce un article.
Les néo-crétins, surtout ceux de la french TV, adorent utiliser le mot « Hexagone » au lieu de dire la France. Plus de mot « France ». Est-ce symbolique ? Et puis, on ne compte plus les déclations facétieuses, comme « les quatre coins de l'Hexagone ».
Hiatus : les hiatus se généralisent de nos jours :
un film de Henri Verneuil, adapté de Albert Simonin (il paraît que c'est admis au cinéma. Ah bon ?).
Une pièce de un euro.
Aujourd’hui jeudi 10 septembre, n’oubliez pas de fêter les
Alain. Autres exemples :
Y’a du orange sur la carte.
Jeanne L. 36 ans, disparue à Le Hâvre (sic).
J'ai le "Attention" qui clignote.
Un article du Asia Times.
Le iPad à la conquête de l'Amérique. «
C'est ainsi que naquirent le alpha ('A'), l'epsilon ('E'), l'omicron ('O') et l'upsilon ('Y') » (pourquoi
le alpha et des élisions pour l'epsilon, l'omicron, l'upsilon ?)
11 plats au prix de un million de bahts thaïlandais.
...pendant les derniers stades du El Niño. «
Pourquoi devraient-ils se préoccuper de cela ? » avait déclaré un poulain de Andrew Lack. Et si vous passiez au u-commerce ? (pub très
chiante et bien connue). Ou enfin :
L'équipe de Fessebouc assure qu'elle est informée de ses actions malveillantes et qu'elle prend les mesures nécessaires pour stopper les tentatives de hameçonnage.
Tous ces hiatus marquent d’une certaine façon une sorte d'hiatusation (hé oui, c'est rigolo, il n'y a pas d'hiatus pour le mot hiatus !) de la pensée elle-même, qui fonctionne par petits blocs. Paradoxalement, beaucoup de locuteurs placent des liaisons là où elles ne se justifient pas et l’on entend de plus en plus souvent : Ça m’a coûté vingt z'euros ; un billet de cent z’euros. On appelle un velours un telle liaison. Parler français, ça devient coton.
Par contre, là où il doit y avoir l'hiatus, il y a une liaison :
les z’handicapés,
les flammes menacent les z’hangars, (des héros)
injustement z’oubliés (sic).
L’UMP, nouvelle maîtresse d’Hollande (re-sic). Les élisions et les liaisons semblent intellectuellement trop pénibles aux locuteurs modernes, et surtout aux néo-crétin(e)s, qui conçoivent désormais les mots à l’anglo-saxonne, c’est-à-dire comme des entités uniques. C’est également un indice de paresse d’esprit. A moins que ce ne soit une des multiples victoires de la méthode globale ou semi-globale. En effet, il faut que le locuteur connaisse bien l'orthographe des mots et c'est peut-être une hésitation dans ce domaine qui explique l'absence de liaison, par peur de commettre des erreurs de prononciation. Voir
Élision,
Liaisons.
Hibernation culturelle : il s'agit d'un état léthargique sur le plan de la culture, qui affecte nombre de journalistes. Alors que le phénomème de l'hibernation ne frappe certaines espèces animales que durant la mauvaise saison (l'hiver), l'hibernation culturelle se distingue par son caractère quasi permanent. Parfois des lueurs de culture ou de bon sens brillent, – fugacement il est vrai –, dans l'œil des journalistes.
High tech : highly advanced technological development ; il s'agit de 'techniques de pointe', surtout en électronique. Tendance High-Tech... plus de 300 mètres carrés truffée dans chaque pièce de tous les derniers équipements et gadgets high tech (la première fois avec trait d'union, la deuxième fois, sans. Pourquoi ?)
Hit : terme utilisé en informatique, évidemment emprunté à l'anglo-saxon, et qui signifie : passage, accès. Il désigne plus précisément le nombre de connexions sur un site, en comptant le nombre d'accès sur chacun des éléments d'une page (page et illustrations). Si une page d'accueil contient 5 images et a 10 visites par jour, il y aura 60 hits par jour (5 × 10 accès aux images et 10 accès à la page elle-même). Mais le terme est généralement compris comme accès à la page elle-même, c'est-à-dire est senti comme synonyme de visite. Mais, de toute façon, on s'en fout.
Signifie aussi succès, chanson à succès, tube (hit parade = palmarès). Hit hit hit, hourrah !
Hoax : blague ou canular relayés par Internet.
Ce mail (message)
est un hoax, inutile d’y répondre. On peut avancer que les élucubrations à propos de l’an 2000, considéré par les informaticiens comme le début du XXI
ème siècle, constituent un hoax. Voir
Virus.
Holocauste : terme biblique qui désigne à l'origine la « destruction totale par le feu », puis le « sacrifice d'un animal par le feu ». Il s'agit donc d'une offrande consumée sur l'autel, pour plaire à Dieu. Mais au XXe siècle, on utilisa ce terme pour désigner le génocide, visant surtout le peuple juif, perpétré par le parti national-socialiste allemand. De nos jours, ce mot n'est plus compris que comme l'extermination volontaire des juifs sous le Troisième Reich ou
solution finale, euphémisme gentillet. Le détournement du langage est ici intéressant à noter. Du sacrifice d'un animal on passe au génocide d'un peuple humain. On doit ce détournement aux Anglo-Saxons, grands spécialistes en tartufferies. Mais il y a quelques exemples dans ce glossaire de détournements de termes religieux (comme
agnostique,
Bible,
diaboliser,
icône,
réforme,
repentance,
spiritualité). Même le mot 'ordinateur' est d'origine religieuse :
ordonner prêtre, cérémonie de l'
ordination, « Dieu est le grand
ordinateur du monde ».
On emploie également pour désigner le génocide des juifs (
judéocide) le mot biblique choah (shoah), qui signifie
tempête dévastatrice ou
catastrophe (naturelle). C'est le réalisateur Claude Lanzmann avec son film
Shoah [orthographe anglo-saxonne] qui contribua à populariser ce terme.
Katrina fut aussi dans ce sens une choah.
Homme (ou femme) politique : synonyme de menteur(se) professionnel(le). C'est en effet un véritable métier que de savoir mentir. En un temps où la politique est une affaire de saltimbanques, livrée à des histrions, la chose publique est devenue superficielle, dénuée d'intérêts, – prostituée. N'importe qui peut, de nos jours, devenir ministre ou secrétaire d'État en France même un ancien sportif, aux muscles plus gros que le cerveau. Les hommes / femmes politiques peuvent survivre grâce à la manipulation des esprits. Leur plat favori est la langue de bois, qu'ils accommodent à toutes les sauces. Ils dénaturent le français sans scrupules, et se plient au politiquement correct. Voir Journaliste, Politique.
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Homme (
de la rue) : cette expression ne désigne pas, comme on pourrait le croire, un clochard, ou un SDF comme on dit maintenant, mais un homme ordinaire, un citoyen lambda, un simple particulier. Pourquoi une telle dénomination ? A cause des
micro-trottoirs qui se passent dans la rue ? Cet homme de la rue est sujet de tous les sondages, et il doit être fier et flatté de
passer à la télé. Et celui qui habite un boulevard ou une avenue ? L’homme de la Rue St-Honoré ou de l’Avenue Foch ne sont-ils pas les mêmes que ceux de la rue Riquet ou de l’Impasse de la Gaîté ? A vérifier.
Il s'agirait, apparemment, d'un calque d'une expression anglaise.
Homo sapiens : communément dénommé 'humain' ou 'être humain'. La plupart de ceux qu'on appelle ainsi sont en fait des
hétéro sapiens. Que fait le lobby des hétéros (
MBH) ?
Homo televisionus (abréviation = homotel) : homme ou femme de télévision : journaliste, animateur(trice), présentateur(trice) etc. Cette espèce en voie de développement fait de terribles ravages culturels, saccageant tout sur son passage : langue (constructions de phrases, mots, expressions, prononciation, emprunts exagérés à l’anglo-saxon), culture (approximations, inculture, ignorance), mentalité (goût pour le mensonge, manipulations, détournements d’infos). Pour le moment, à part la Loi Toubon, faiblement appliquée, rien n’est n’est prévu sur le plan juridique pour contrer cette invasion anti-culturelle et pour sévir contre elle.
Homoparentalité : adoption d'enfant par un couple homosexuel. Accusation dénonciatrice : « Poser la question de l’homoparentalité, c'est déjà être homophobe (= contre l'homosexualité, en français classique) ». L’homoparentalité est un concept néo-crétin.
Homophobie : littéralement
peur (phobos)
de l'homosexualité. Ce terme a été forgé par des psychologues anglo-saxons, grands spécialistes en tartufferies. La définition officielle est : «
Toute manifestation de discrimination, d'exclusion ou de violence verbale, psychologique ou physique à l'encontre d'individus ou de groupes d'individus homosexuels ou perçus comme tels en prenant prétexte de leur homosexualité, réelle ou supposée ». Le mot est donc employé stupidement, sur le plan linguistique, comme synonyme de
haine des homosexuels ou
hostilité envers les homosexuels. L'
homophobie puisque tel est le mot en France est un délit.
Les propos homophobes (= anti-homo)
tenus publiquement sont réprimés par la loi. C'est gai !
Le préfixe
mis (comme dans misanthrope, misogyne) traduit mieux l'idée de haine ou de rejet ; on pourrait donc avoir ‹ misopède ›, ‹ misopédie › au lieu d'
homophobe,
homophobie, mais anti-homo, anti-homosexualité seraient peut-être plus adaptés. Voir
Tapette.
Hooligan (houligane) : terme d'origine russe (хулиган) et qui désignait des personnes hostiles au régime soviétique. Repris par l'anglais (hooligan), il désigne maintenant des personnes coupables d'actes de violence ou de vandalisme sur les stades. Équivalents français : casseur, vandale. A donné le substantif : hooliganisme (houliganisme). Le terme venant du russe хулиган, l'on est parfaitement en droit d'écrire houligane, voire khouligane (kh servant à transcrire la lettre russe “ х ” initiale).
Hostile (
ne pas être ~) : circonlocution signifiant : être plutôt favorable à, admettre, accueillir, être pour …
Jean-Pierre Tartarin n'est pas "hostile" à l'instauration d'une part de proportionnelle aux législatives. Voir
Compliquer.
Hôtel (de police) : peut-être refait sur le modèle Hôtel des impôts. Un hôtel de police, c'est un commissariat de police, tout simplement. Rappelons que hôtel et hôpital sont de même racine. Un hôpital a une fonction hospitalière. Quant aux hôtels de police, ils peuvent effectivement vous héberger eux aussi pour une ou plusieurs nuits. Mais dans ce cas-là, on appelle ça une “garde à vue”, et c'est gratuit !
Hôtesse : un certain nombre de néo-crétinismes a été forgé avec le mot « Hôtesse » :

Hôtesse d'accueil : réceptionniste

Hôtesse de l'air. Mais il est à signaler qu'un « steward » n'est pas un Hôte de l'air. Les dénominations
hôtesse de l'air et
steward sont cependant remplacées par le fade
personnel navigant, unisexe. Mais
personnel navigant, ce sont normalement aussi les pilotes, co-pilotes etc ...

Hôtesse de caisse : caissière. Et les caissiers, alors ?

Hôtesse de fesse : prostituée. Les Allemands disent Erostesse, ce qui n'a rien à voir avec une
air-hôtesse ou hôtesse de l'air.
Hotline (prononcer hotlaïne) : maintenant, en raison de l'accroissement des matériels informatiques (ordinateurs, imprimantes, appareils à numériser, modems, routeurs …) et de leurs pannes fréquentes, toutes les marques ont institué, en accord avec France Téléfon, des
hotlines surtaxées pour dépanner les clients par téléphone. On dit en français 'assistance téléphonique', ou 'numéros d'urgence'. Mais peut-être que c'est trop compliqué à dire … Ceux qui travaillent dans ces
hotlines sont évidemment des
hotliners, sous-payés et insultés en permanence par une clientèle mécontente. Voir
Support technique.
Humanitaire : qui concerne le bien ou les intérêts de l'humanité, philanthropique : association humanitaire, organisation humanitaire. Certains néo-crétins prennent ce mot dans le sens de : qui concerne les êtres humains : crise humanitaire, catastrophe humanitaire. Comme si une crise ou une catastrophe pouvaient être philanthropiques !
Humanités : « Je ne suis pas très optimiste, ni pour mes chères langues anciennes [grec, latin], ni pour la française d'ailleurs, ni pour les humanités en général et, pis, guère plus pour l'avenir de notre civilisation. S'il n'y a pas un sursaut, nous allons vers une catastrophe et nous entrons dans une ère de barbarie. Il y a un désintérêt et même un dédain pour la Raison et les Lumières. » Jacqueline de Romilly
Humour : c'est une des manifestation de la révolte ou du désespoir. Mais l'humour est devenu un exercice périlleux, car on ne peut plus rire de certains sujets dits sensibles (délicats) en France sans s'attirer les foudres des ligues anti-racistes et/ou des tribunaux : rire de la religion, surtout de l'Islam est tabou. Si l'Église ne vous poursuivra pas pour avoir dit ou écrit : « Dieu est mort. C'est Jésus qui hérite de tout ! », par contre si vous vous moquez de l'Islam(isme), il risque de vous en cuire (cf l'affaire des Caricatures de Mahomet). Rire des immigrés ou de certaines catégories de la population (humour noir) est difficile sinon impossible. Michel Leeb a dû abandonner ses savoureuses imitations de l'accent nègre pour ne pas avoir d'ennuis. On peut encore rire du gouvernement et des hommes politiques, mais pour combien de temps encore ? Il reste la possibilité de rire de soi.
Tout se passe comme si ces sujets dits sensibles n'admettaient pas de prise de distance ou de conscience. Toute personne tant soit peu sensée par exemple se rend compte que les religions exotériques, c'est-à-dire qui s'adressent au grand nombre, c'est de la connerie en raison des ramassis de croyances ou d'absurdités qu'elles véhiculent. C'est ainsi que l'Église catholique a mis quatre siècles pour reconnaître que Galilée avait raison (grosse rigolade). Quant à l'Aïd el Kébir (la Grande Fête chez les musulmans), cette fête commémore la soumission d'Abraham à Dieu. A cette occasion, chaque famille selon ses moyens égorge un mouton. Au moment de la Guerre d'Algérie, les familles nécessiteuses, n'ayant pas les moyens d'acheter un mouton, égorgeaient un chrétien. Comme disait P. Desproges : « On peut rire de tout mais pas avec tout le monde ».
Hybride : encore un néo-crétinisme importé frauduleusement des pays anglo-saxons. Un hybride, en français, c’est une plante ou un animal issus de deux variétés ou de races différentes, normalement incapables de se reproduire. Certains hybrides stables peuvent se reproduire par leurs semences, mais le plus souvent, ils sont stériles : maïs hybride.
Dans la bouche ou sous la plume de nos néo-crétins nationaux, imitant servilement les peuplades anglo-saxonnes, c’est devenu synonyme de mixte, conjoint, uni, composite… Le ministre français des Affaires étrangères a rencontré son homologue soudanais et le président du Soudan, les invitant à autoriser le déploiement rapide d'une force "hybride" ONU/Union africaine. On se demande d’autre part à qui se rapporte le participe présent invitant dans cette phrase. L'actuel projet de résolution de l'Onu prévoit d'autoriser la force hybride à « utiliser tous les moyens nécessaires » ... Voiture hybride (sic) : à la fois électrique et à essence [à noter que l'expression a fait florès, et qu'on la retrouve même dans les langues slaves, qui parlent elles aussi de « voitures hybrides »]. Téléphone hybride WiFi – GSM (à la fois Ouifi et Gsm). Les informaticiens parlent aussi de noyaux hybrides (noyaux qui combinent deux types de techniques) à propos des systèmes de gestion des disques. Il faut évidemment comprendre noyaux mixtes. Les néo-crétins sont eux aussi « hybrides », – du moins quant à leur langue –, malheureusement ils peuvent se reproduire.
Hybride vient du grec hybris (υβρίV), démesure, ce qui indique la violence démesurée en provoquant une union contre nature.
Hype (prononcer haïpe) : il paraît que ce néo-crétinisme veut dire : ‘branché’. Définition pêchée sur Internet : « La mode ou la tendance lancées par les branchés, la presse et les leaders d'opinion. » Bon, l’on n’est pas plus avancé.
Hystérie (
parler hystérique) : façon horripilante de parler de beaucoup d’homini televisionni (présentateurs et surtout présentatrices de télévision), qui consiste à faire systématiquement porter l’accent tonique sur la première syllabe des mots, voire sur la préposition ou la particule antéposée :
Et maintenant, fidèles spectateurs… Il est revenu à la maison, l’ex-Clémenceau, après un périple de 18.000 km…
Lyon est devenu presque champion de France…
Absolument !
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Certains avancent que ce déplacement de l'accent tonique serait dû à l'influence des populations immigrées d'origine arabe. Mais cela est douteux. On pourrait y voir aussi une influence du
rap, ce vomi sonore épouvantable. En tout cas, cela correspond à la tendance actuelle à l'inversion des termes (le mot principal étant au début au lieu d'être à la fin), inversion due aux peuplades anglo-saxonnes.
Relevé dans le journal télévisé du 21.06.2007 | A2 | 13h 00 pour une journaliste au sourire béat : (les syllabes en gras sont les syllabes accentuées par la journaliste) Cette fois, ça y est ! Le chantier du service minimum est lancé ! … Il prévoit que deux jours avant, les usagers … Le trafic des TER est perturbé ; ça grogne sérieusement ... Une autre affaire … L’auteur a renoncé à écouter au bout de cinq minutes.
Cette façon de s’exprimer, connue sous le nom d’« accent d’emphase », est maintenant généralisée dans les télévisions et aussi les radios. Souvent agressive ou racoleuse, elle donne une très belle impression d’hystérie, en mettant l'accent sur l'émotionnel. Quand l’on écoute parler de telles personnes, l’on croirait entendre des poules caqueter. Rappelons qu’en français l’accent tonique (qui n’existe pratiquement pas) se porte normalement sur la dernière syllabe sonore.
Le fait de déplacer l'accent tonique sur la première syllabe sonore répond à une certaine logique qui veut maintenant que l'on mette un mot important en tête de phrase. Cf les marques et slogans publicitaires, par exemple.
Tout cela rappelle la parole de Jules César, s'adressant à un orateur qui avait très mal prononcé un discours : « Si tu as voulu parler, tu as chanté. Et si tu as voulu chanter, tu as très mal chanté ».