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Signes   Chiffres   Clichés    Abécédaire raisonné     Vers la liste alphabétique






Je trouve que la télévision à la maison est très favorable à la culture.
Chaque fois que quelqu'un l'allume chez moi, je vais dans la pièce d'à côté et je lis.

Groucho MARX




 Lettre M



MacDucon (MacDucon's) : Ces restaurants, représentants typiques de la ‘malbouffe’, sont présents partout dans le monde. On en trouve en effet partout aux Étazunis, mais aussi en Europe, même en Europe Centrale, ex-communiste, en Asie, et peut-être même en Afrique, où l'on trouverait des MacDucon's avec de la viande de production locale.

Cette chaîne de magasins (magasins à succursales) gangrène la planète entière. C'est un des symboles du néo-crétinisme mondial, qui s'enrichit aux dépens des jeunes et de la jeunesse, qui ont ainsi l'impression d'avoir des restos bien à eux, bon marché. En fait on en ressort sans avoir vraiment satisfait sa faim. Les 'restaurants' MacDucon sont signalés par un clown d'une lamentable niaiserie, sans doute pour bien montrer le niveau culturel des habitués de cette marque.

L'on met le génitif saxon 's à la fin : MacDucon's, que le néo-crétins tiennent à tout prix à prononcer : Chez Macduconsse tout est bon – ce qui ne rime même pas. Souvent abrégé en MacDuc : On se fait une bouffe chez MacDuc.

Dans les MacDucon, comme dans la plupart des fast-foutres, on consomme surtout des steaks de viande hachée, plus connus sous le nom de « hamburgers ». Vu le goût étonnamment insipide de cette restauration, on peut parler ici, non de steaks de viande hachée, mais de steaks de viande à chier (voir illustration ci-dessous).

 MacDucon, 
 avec un M ... 
 ... comme Merde
MacDucon, avec un M, comme m....
Avec l'aimable autorisation du dessinateur Erby
Le site d'Erby
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Machin : tout organisme qui ne sert à rien (c'est-à-dire presque tous les organismes administratifs). « Le machin qu'on appelle l'ONU » (de Gaulle). « Vous avez un problème ? Créez un machin administratif ».

Made in : néo-crétinisme mondialement admis et signifiant : fabriqué en. Made in France, au lieu de Fabriqué en France ou Fabrication française, peut-on lire par exemple sur une marque de cognac, – comme si le mot ‘France’ d'une part et 'Cognac' d'autre part ne suffisaient à identifier le pays de provenance.

Pour certains pays, connus pour la mauvaise qualité de leurs produits, il serait plus juste de dire : merde in, par exemple Merde in China. En tout cas, vu l'attitude arrogante de la Chine et son manque total de probité en matière économique, l'auteur propose de boycotter (bouder, mettre à l'index, refuser) les produits chinois, qui présentent souvent un danger : jouets pour enfants par exemple ; mais aussi produits alimentaires (lait frelaté, raviolis aux pesticides, riz à l'insecticide, ou pâtée pour chiens à la mélamine), voire dentifrice à l'antigel. L'invasion du Tibet par la Chine est aussi un produit « merde in China ».

Devise néo-crétine : « Acheter chinois pour supprimer des emplois en France ».

Voir également Illogisme.

Magazines (Titres des ~) : ils sont de plus en plus anglo-saxonisés. Haliday’s, Water Closer, sans parler de Parly-Match. Entendu à la french TV cette réclame : « Oops, le nouveau magazine people ! » (deux néo-crétinismes en cinq mots). Un journaliste annonce sans vergogne qu'un titre en anglais sur un magazine, c'est mieux. Dommage qu'il n'y ait pas de machine à décerveler les journalistes. Voir Titres.

Magique : cet adjectif signifie normalement : qui se rappporte à la magie (baguette magique, pouvoirs magiques), ou merveilleux, charmeur, ensorcelant. Mais de nos jours, tout est magique : une relation humaine, un voyage, une atmosphère, voire une simple pizza. Ces photos sont magiques, ce paysage est magique. Peut-être que cela comble le besoin de merveilleux de nos contemporains.

Magnet (prononcer mag-nett) : petit aimant ou petit élément magnétique, avec une figurine dessus, que les enfants collent souvent sur leur frigo, à l’imitation des peuplades anglo-saxonnes. On peut trouver la graphie magnette : Création, réalisation de magnets ou magnettes (quelle est la différence ?) publicitaires, formats à la demande. Le magnet peut représenter un personnage de dessin animé, un logo publicitaire, un calendrier etc. Argument de vente d’un fabricant de magnets : Sur le réfrigérateur de vos clients votre message est visible en moyenne 40 fois par jour. On est bien content pour lui.

Magnitude : au départ, c'est l'éclat d'un astre. Paradoxalement, plus la magnitude est petite, plus l'éclat est grand : Soleil = -26,7 ; Lune = -12,7 ; Vénus = -4,4 ; Sirius = -1,4 ; Adelbaran (du Taureau) = 1 etc. (il s'agit ici de magnitudes apparentes, c'est-à-dire vues de la Terre).

Mais de façon chic et choc, l'on parle maintenant de magnitude pour les séismes, mesurée sur la fameuse 'échelle de Richter'. Magnitude a ici le sens d'intensité. Les journalistes annoncent ainsi sérieusement qu'un séisme de magnitude 7 sur l'échelle de Richter a frappé l'Iran et qu'il faut s'attendre à des répliques dans les heures qui vont suivre. Que voulez-vous répliquer à cela ?

Mailing : mot refait sur mail (courrier) pour désigner un envoi en nombre sur internet. On devrait utiliser le mot français “publipostage”. Cliquer ici pour vous inscrire à ma mailing-list.

Maillon faible : peut-être depuis l'existence d'un jeu télévisé du même nom, cette expression fait florès. Un article porte ce titre : « Portugal : le deuxième maillon faible de la zone euro » (le premier étant la Grèce). On s'aperçoit ainsi que la zone euro est remplie de maillons faibles, – ce qui n'a rien d'étonnant.

Majeur : sans doute en réaction contre l'infantilisation à outrance du vocabulaire, l'on emploie de plus en plus l'adjectif majeur dans le sens d' ‘important’, ‘marquant’, ‘grave’, ‘essentiel’, ‘fondamental’, 'considérable', 'exceptionnel', 'décisif', 'déterminant' etc. Un texte de J. Attali : « Internet jouera un rôle majeur (décisif) dans l'avenir des communications entre les hommes » et, deux ligne plus bas « Pendant longtemps, la métaphore majeure (fondamentale) pour désigner le progrès a été la ligne droite ». Pratique, n'est-ce pas ? Tout devient majeur de nos jours : un intérêt, un événement, une raison. A ma connaissance, pas de version majeure [de Windaube] prévue (Windaube est donc toujours mineur). Ou bien : Les avocats des victimes [...] ont annoncé leur intention d'attaquer l'Etat pour "faute lourde" à la suite de l'erreur, dénonçant un "dysfonctionnement majeur" (grave). Ou bien : « Pour ceux qui songeraient à faire un achat majeur (= important) sur site... ». Ou encore : Il a constaté que le taux des cancers de la prostate est « majeur » aux Antilles (les mineurs ont rarement des cancers de la prostate). Cette région est un lieu majeur pour la recherche scientifique. Et les lieux mineurs donc, où se trouvent-ils ? En Asie Mineure ? ...il annonce que la Terre sera bientôt en proie à des bouleversements climatiques majeurs. Quasiment inconnu du grand public il y a un an, Karim Benzema, 20 ans, est aujourd’hui un joueur majeur (dans quel sens ?) du championnat de Ligue 1. Autre couillonnade lue sur un site consacré à l'obésité : la photo d'un adolescent suivie du commentaire « Un adolescent présentant une obésité majeure ». Faudrait s'entendre : c'est un ado, et c'est majeur ? Il est en avance pour son âge. Ou encore, lu dans l'excellent Yaoù ? : Mutinerie majeure en Californie: 55 détenus hospitalisés et plus de 250 prisonniers blessés. Peut-être que les mutineries mineures concernent des mineurs... Ou encore : Or déjà depuis 20 ans, la Malaisie, Sumatra, Bornéo, l'Indonésie subissent une déforestation majeure (intense ?)

A propos, le contraire de majeur est-il mineur ? Une mutinerie mineure, une raison mineure, un intérêt mineur, un événement mineur ...

Autre exemple, lu sur une page internet du gouvernement : « Le rayonnement culturel de la France, composante majeure de son influence dans le monde, passe par une politique rénovée de promotion des œuvres et des idées françaises à l’étranger ». Avec un si mauvais français, comment oser parler de rayonnement culturel de la France ? Cela semble dériver du patois anglo-saxon, dont voici un exemple : This fact is a sure indication that typographical quality has always been a major preoccupation of printers [Ce fait indique de façon sûre que la qualité typographique a toujours été une préocupation essentielle pour les imprimeurs (traduction approximative)]. Ou bien : « Innana and Merduk [...] ceremonially dissected their forms drinking of their blood and eating of their major organs and glands » (pour la traduction, voyez Gougueule).

A donné chez quelques néo-crétins l'adverbe majoritairement (= surtout, principalement) : Celui-ci localise 1362 erreurs, majoritairement des clés relatives à des historiques de fichiers. Voir Adulte.

Major : on connaissait les majors, qui étaient des officiers de l’armée. Mais ce terme désignent maintenant les quelques grandes compagnies, les grandes sociétés d’industrie ou du disque qui étendent partout leur mainmise tentaculaire et monopolisent la distribution commerciale, musicale ou artistique. Dans ce cas, on dit les « géants ». Les majors deviennent trop gourmandes (on trouve ce terme au masculin ou au féminin). La quatrième "major" pétrolière.

 Les majors contrôlent tout
Les majors contrôlent tout.
Le DRM, c'est le Digital Rights Management.
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les droits d'auteur (les droits d'auteur !
plutôt le porte-monnaie des actionnaires des « majors »)
et en limitant les copies dites pirates.
Les nouvelles lois sur le téléchargement en France
vont encore limiter l'accès à l'audio-visuel.


Majorer : augmenter, accroître. Entendu de la bouche d'un médecin : Le bruit et la lumière majorent les douleurs cataméniales (liées aux règles). Tant qu'il ne majore pas ses tarifs ! Antonyme Minorer.

Majuscules : manie américanoïde de mettre des initiales en majuscules alors qu'en français « normal » on met des minuscules.

Making of : chez les néo-crétins cinéphiles “branchés”, cela signifie ‘journal de tournage’, ou ‘tournage’ tout court. C'est un film sur un film. L’on peut traduire mot à mot : fabrication de ou faisant de. Mais il est vrai que ça sentirait le faisandé.

Mal (~ absolu) : pour l'horreur qu'ils inspirent aux masses manipulées par les médias, il y a non plus un seul mal absolu, mais des maux absolus dans nos sociétés : le nazisme, les crimes contre l'enfance et la pédérastie, renommée pédophilie, le racisme et, à un degré moindre, le terrorisme, renommé activisme. Le nazisme, lui, n'a pas changé de nom. Le stalinisme et le polpotisme ne seraient pas mal non plus. Quant au fascisme, c'est devenu une simple insulte courante envers quiconque n'a pas les mêmes idées que soi : « Sale facho ! ».

Mal(~) : synonyme de mauvais, mauvaise : malnutrition, malbouffe, mal-vie, mal-logement... Le projet constitue une réponse au mal logement (en deux mots ici). Le problème du mal-logement au Maroc… L’on trouve même le néo-substantif mal-langue (avec un trait d’union). Mon dieu, mon dieu, quel mal-heur d’avoir une langue aussi mal bricolée.

Mal- : voir plus bas les expressions mal-sonnantes comme : Mal-comprenant, Mal-entendant, Mal-voyant.

Le préfixe mal est souvent utilisé en français avec un adjectif, un participe passé ou un adjectif verbal pour indiquer le contraire de bien, bon, à l'aise, pour indiquer une situation pénible ou difficile : mal aimé, mal embouché, mal intentionné, mal venu, mal à propos ou bien (en accolant mal à l'adjectif) : malhabile, maladroit, malodorant etc. Mal peut aussi être accolé à un nom : malheur, malaise, malchance.

La formation moderne mal + gérondif ou adjectif verbal en -ant indique qu'on est victime, qu'on subit et non qu'on fait quelque chose de façon délibérée. Un mal-voyant voit mal, un mal-entendant entend mal. Alors qu'un malveillant veut le mal, qu'un malfaisant veut faire le mal. Voir Non-.

Maladie (longue ~) : la maladie est taboue chez les néo-crétins, on ne doit pas en parler, sinon en termes édulcorés. Une longue maladie, souvent accompagnée de l'adjectif 'douloureuse', dans le langage médicalement et journalistiquement 'correct' c'est tout simplement un cancer. Le cardinal engagé s'est éteint des suites d'une longue maladie (= c'est-à-dire d'un cancer). Comme disait Pierre Desproges, décédé lui aussi d'un cancer : « Il vaut mieux mourir d'une courte et joyeuse maladie que d'une longue et douloureuse maladie » (cité de mémoire).

Malbouffe : néologisme construit sur le modèle malnutrition, et servant à désigner toutes sortes de nourritures immangeables, inconsommables, incomestibles, et imbouffables, et qui sont répandues par la grande distribution et des chaînes (= sociétés ou magasins à succursales) de restauration rapide. Une des grandes victoires du néo-crétinisme mondialiste, qui s'attaque même à ce que nous mangeons et buvons.

A ce propos, il n'est pas inutile de rappeler que des néo-crétins célèbres critiquent notre foie gras, – une des plus grandes conquêtes de la civilisation –, et la manière de l'obtenir.

Mal-comprenant : un néo-crétin. Cf Charlie-Hebdo et Coluche, paraphrasant « Le journal des sourds et mal-entendants » avec leur « journal des cons et des mal-comprenants ». Voir plus bas Mal-entendant, Mal-voyant.

Mal-entendant : cette niaiserie de langage, caractéristique du néo-crétinisme, est un euphémisme odieux, censé remplacer sourd ou « qui a des difficultés d'audition ». Et puis, il existe d'autres termes pour désigner cela : sourd, sourdingue, dur d'oreille etc. Cf le mot d’un humoriste : « On appelle les sourds des mal-entendants. Mais comment doit-on appeler les cons ? Des mal-comprenants ? » Tout ceci ne peut être qu'une source de malentendus.

Mal-voyant : cette niaiserie de langage, caractéristique du néo-crétinisme, est un euphémisme odieux, censé remplacer « qui a la vue faible » ou « qui a des problèmes de vue ». Et puis, il existe des termes médicaux spéciaux pour cela : dyslexie, strabisme, hypermétropie, myopie etc. Cf le mot d’un humoriste : « On appelle les sours des mal-entendants. Mais comment doit-on appeler les cons ? Des mal-comprenants ? ». Tout ceci est une mauvaise vision des choses.

Les infirmités sont devenues 'taboues', les néo-crétins l’exorcisent en employant des euphémismes. Comme cela, ça devient “linguistiquement et socialement correct”. Voir Non-voyant (si j’ose écrire), Senior.

Toutes ces expressions sont des emprunts au vocabulaire amérequin politiquement correct : visually impaired (mal-voyant, déficient visuel), hearing-impaired (mal-entendant, déficient auditif). Il est impératif d'éviter de tels termes.

Malnutri, malnutrition : curieusement ces néo-crétinismes mal foutus se sont imposés face au français normal : sous-alimenté, sous-alimentation. Les enfants du tiers-monde sont souvent malnutris. Malnutri, dans le sens d'être mal nourri, sous-alimenté, de ne pas avoir assez de nourriture. Non seulement les mots sont moches, mais en plus, c'est un contresens. La nutrition désigne en fait l'ensemble des phénomènes qui apportent des aliments aux cellules et exportent les déchets du métabolisme. La nutrition, c'est donc le fait de nourrir, et non pas la nourriture.

Maltraitance : synonyme 'socialement correct' de mauvais traitements. Avant, les enfants-martyrs souffraient de mauvais traitements ; maintenant ils subissent des maltraitances. Ce doit sans doute être moins pire. Bourreau d'enfant ! s'exclamait Fernand Raynaud. Maltraiteur ! hurlerait-il de nos jours. En tout cas, c'est ici le français qui est maltraité.

Malversation : tout homme politique, occupant une charge importante, se doit de détourner l'argent public. Tel homme politique choisira de créer des emplois fictifs, tel autre fera élever une de ses bâtardes aux frais de la République (et donc du contribuable), telle femme politique se fera livrer du champagne par caisses entières etc. Chaque homme ou femme politique au pouvoir trouvera une solution, dont l'ingéniosité force l'admiration. On appelle cela la malversation. On a peu, voire presque pas, d'exemples de bonneversation dans le clan politique. Cf la parole de Bismarck : « En politique, il ne faut jamais hésiter à prendre le droit chemin, on n'y rencontre jamais personne »

Mamamouchi (langue administrative, dont on trouve les premières références dans Molière) : sinonime de mynystre. Le mamamouchi de l'Éducation nationale (le mynystre de l'Aiducation nassional).

Maman (langage enfantin) : de plus en plus employé à la place de 'mère'. Comment va votre maman ? On va de plus en plus vers l'infantilisation du langage. Voir Papa.

Mamy : remplace désormais mémé ou grand-mère (ou bonne maman). Mamy Nova. Voir Papy.

Manager (prononcer manadjeur) : mot anglo-saxon signifiant gestionnaire ou responsable. Par exemple en informatique un technical manager, malgré cette appellation ronflante, n’est qu’un simple responsable technique. Le verbe manager (prononcé manadjé) signifie gérer, dans tous les sens du terme : il sait bien manager la situation. Quant à l’auteur, il ne ménage pas sa peine pour lutter contre ce genre de néo-crétinisme. Substantif : management comme dans management interculturel.

Manager appartient à la même famille que ménage, ménager, ménagère...

Mandature : néo-crétinisme forgé et propagé par les journaleux et les hommes ou femmes politiques. On a toujours dit mandat pour nommer non seulement la fonction, mais aussi sa durée d’exercice : Durant son mandat, et non : Durant sa mandature. Exemple entendu de la bouche d'un sinistre de l'Éducation nationale : « ... diviser par trois, d'ici la fin de cette mandature, le taux d'échec scolaire à la sortie du CM2. » Ça commence bien ! Autre phrase, par un autre sinistre (Industrie et consommation) : « Nous voulons trouver un accord politique avant la fin de la mandature du Parlement européen et de la Commission, en mai ».

Mannequin : nom masculin, du néerlandais manneken (cf le Manneken piss) ou mannekijn « petit homme ». Les néo-crétins et les féministes sont passés par là et il est peu de gens qui ne disent ou n'écrivent maintenant UNE mannequin. Procter & Gamble a créé pour un dentifrice une page Crest toothpaste sur MySpace avec en vedette une mannequin sulfureux (sic) nommée "Miss Irresistible".. Ou encore cet exemple, sur un site « médical » : ... de célèbres mannequins internationales (sic) (Iman, Waris Dirie, Naomi Campbell) se sont faites (re-sic) circoncire. Voir Féminisation.

D'autre part, sans doute pour ne pas attirer ni attiser le désir, les mannequins des défilés de mode sont longues comme un jour sans pain, elles marchent d'une manière ridicule et sont à la limite de l'anorexie. Des mannequins étiques et squelettiques déambulaient sur scène, devant un public suçant des bonbons au cholestérol. Ce sont des créatures mécaniques totalement artificielles, sortes de poupées barbie, obéissant à des normes arbitraires, et sous les ordres totalement sadiques de quelques grands couturiers, qui doivent totalement détester les femmes.

Maraude : maraude, c'est un vol, un larcin, voire un pillage perpétré par des soldats ; un maraudeur, c'est un voleur. Ancien français : maraud (coquin). Se dit aussi d'un taxi qui roule irrégulièment à la recherche de clients.

Mais les néo-crétins des services sociaux ont pris ce mot maraude dans un sens dévoyé : action d'aller à la recherche de sans-abri, de clochards pour les amener dans un centre de secours. C'est la maraude psycho-sociale (sic). Et, évidemment, la maraude concerne les SDF, et non les sans-abri.

Marchand : commercial. Un site marchand : un site commercial. Troisième principe, tout faire pour proposer aux jeunes des emplois dans le secteur marchand (N. Sarközy). Pourquoi dire marchand, alors que commercial existe ? Importation frauduleuse de l'anglo-saxon par l'intermédiaire des néo-crétins de l'informatique et du commerce.

Marchandise : « L’homme n’est pas une marchandise comme les autres » (Nicolas Sarközy). C'est ce que l'on appelle une antiphrase. Voir Se vendre.

Marginal : adjectif ou substantif néo-crétins, très souvent utilisés par les journalistes de la french TV et autres médiatistes français pour désigner un anormal ou un asocial. Le suspect principal et sa compagne, couple de marginaux, ont été interpellés et placés en garde à vue.

Marines : commandos de marine spéciaux chez les Étasuniens. Mot prononcé avec affectation ‘meurinze’ avec un accent tonique sur le meuh par les gens de presse télévisée et les néo-crétins pour bien montrer qu’ils maîtrisent l’anglo-américain. Voilà qui m'émeueuh, dirait Le Canard.

Dans le même esprit, les journalistes néo-crétins diront la Navy pour la marine britannique, la Wehrmacht pour l'armée allemande, Tsahal pour l'armée israëlienne etc. Mais sans doute pas la Royale pour la marine française.

Marques publicitaires : désormais, plus de marques sans un « logo » (symbole graphique) ni un commentaire (on appelle cela une signature ou plus intelligemment une baseline), le plus souvent en anglo-saxon : You can, Ideas for life, Think different, Like no other, Feel the difference, Stay alive, Come on, Open your mind (1) . Être différent (tout en restant semblables), être efficace – voilà quelques uns des mythes modernes que souligne la publicité. On remarquera que, dans l'océan de l'uniformité, l'idée de différence revient sans cesse. Voir Logo.

 Think different

Marseillaise (la) : les paroles de l'hymne national français ont été critiquées, car jugées trop violentes par quelques néo-crétins délicats. Une chanson de Chantal Goya conviendrait-elle mieux ?

Certains jeunes non-européens se croient obligés de siffler la Marseillaise quand ils l'entendent. Il est vrai qu'ils ont tellement entendu de rap et de raï qu'ils déraillent totalement.

Marteau : instrument obligé de tout homme politique ou public prononçant un discours pour insister sur certains mots ou phrases. « Martelant le mot phare de la soirée 'fra-ter-ni-té', elle [Pyralène Ségal] a volontairement purgé de son discours le terme 'socialiste', pour mieux rassembler autour de la 'gauche' ». Ou bien : « Pourquoi, vous demandez pourquoi ? martèle le Ménard enragé ». Ou encore : "Je veux être le président", martelait-il [Nicolas Saközy] 27 fois de suite. Autre exemple : ... qui consiste, pour faire court, dans la capacité à démentir formellement le lendemain ce qui a été martelé la veille. Ça y est ! Pour les journaleux et les rédacteurs de blogs, les verbes dire, déclarer, affirmer avec force, voire scander semblent ne plus exister. « SI JE N'AVAIS pas été vierge le jour de mon mariage, ma famille m'aurait tuée », martèle Myriam, 20 ans, qui a épousé cet été un Marocain au village de ses parents (exemple amusant ici, car c'est la référence à un message écrit). Encore un exemple : « Autre message martelé dans la presse et à la télévision : la France serait "en retard" face à l'Amérique ... ». Marteler : répéter avec insistance ? Affirmer avec force ? Les journaleux devraient prendre de meilleurs outils pour écrire. Il faut aussi marteler, encore et encore, qu’il n’y a pas un islam, figé dans une réalité inamovible quel que soit le lieu et le temps, mais des pratiques qui évoluent et se modifient.

On trouve une variante avec le verbe tambouriner (les néo-crétins sont infatiguables) : Un peu plus tard, il tambourinait devant les députés médusés : « Faudra-t-il attendre qu’il y ait des dégâts irréparables pour que le monde se décide à réguler Internet ? »

NB. En français normal, marteler veut dire : prononcer ses phrases avec force et en détachant chaque syllabe. Dans ce cas, seul l'exemple 1 (Pyralène Ségal) est correct.

Mastère (ou mastaire) : s'emploie dorénavant au lieu de l'appellation traditionnelle : maîtrise. Un master d'informatique. Comment voulez-vous, après ça, que l'Éducation soit nationale ? Encore une victoire de l'Oncle SAM (2) ?

Ne pas confondre avec münster, qui est un fromage alsacien.

Et dans l’audio-visuel, l’on a master (matrice), mastériser (faire une matrice). Ça fait un peu masterbation.

Match : a presque définitivement éliminé le terme rencontre (sportive) ou partie. Un match de foot.

Match, (matcher) : s'emploient de plus en plus dans le sens de correspondance, concordance, ou correspondre, concorder (en comparant deux données). Termes très prisés des informaticiens néo-crétins, toujours prêts à utiliser les expressions anglo-saxonnes pour défigurer le français.

Matraque : mot d'origine arabe désignant un bâton de chamelier. Ce mot a désigné ensuite une arme assez courte, en caoutchouc ou en bois, dont se servaient les policiers contre les étudiants, les grévistes ou les immigrés. Les policiers étaient vraiment chameaux.

A donné le verbe matraquer : frapper avec une matraque. A sens figuré signifie harceler : on parle par exemple de matraquage publicitaire à propos d'un produit dont on affiche l'image et dont on vante les prétendus mérites (panneaux publicitaires, clips télévisés) à tout bout de champ. Les publicistes adorent le vocabulaire violent.

Mature : néo-crétinisme assez lourd, voulant dire : mûr, accompli, adulte, achevé. S’emploie peut-être en face d’immature. Elle est mature dans sa tête (pourquoi uniquement dans la tête ?). Il est vrai qu'aujourd'hui les solutions de ToIP sont matures. La version 3.1 (de Windaube) est la version la plus " mature " de toute la branche développée. Les autres n'étaient donc pas matures ?

On trouve également le verbe maturer : mûrir, faire mûrir. L’idée va maturer ( ? ). Importation frauduleuse de l’anglo-saxon par le biais du néo-crétinisme journalistique et informatique.

Mauvais (plus ~) : désormais le comparatif de mauvais n'est pas 'pire', mais plus mauvais comme dans cet exemple : L'autre jour, j'ai fait un rêve encore plus mauvais. Voir Bon.

May day : néo-crétinisme qu'on entend souvent dans les « séries B » ou les films-catastrophes, dans le sens d'au secours !, à l'aide ! Cela viendrait du français (venez) m'aider ! (sous toutes réserves). On ne voit pas très bien en effet le lien entre un appel de détresse et un jour de mai (may day : jour de mai). Et un jour de paie, c'est un pay-day ? Mais les néo-crétins se sont emparés de ce terme et l'utilisent à toutes les sauces : organismes divers, agences d'intérim, diverses associations de défense (d'éléphants, de baleines, de prostituées etc.)

MBA : quelque chose comme Master of Business Administration (Maîtrise de Gestion des Affaires ?), peut-être un équivalent de notre HEC ? En tout cas, en France des universités françaises délivrent ce type de diplôme à des étudiants ayant suivi un cursus en anglais pour faire plus vrai. La mondialisation, ou l'alignement de nos valeurs nationales sur le mercantilisme anglo-saxon. Apparemment, ces sortes de cours remplacent les Écoles de guerre ; il est vrai que maintenant la guerre se déplace souvent sur le plan économique.

MBH ou MBHé : homme Mâle Blanc Hétérosexuel (et généralement chrétien ; dans ce cas, on parlera de MBHéC). Concept désormais dépassé, grâce aux efforts répétés des différents lobbies (groupe de pression) : féministes, droits de l'enfant, anti-racistes, homosexuels ... C'est-à-dire qu'ils passent après les femmes, les enfants, les immigrés et les homos. Les MBH ne sont bons qu'à payer des impôts et alimenter les caisses de l'état. On ne parle jamais d'eux, on ne leur fait l'honneur d'aucune « une » dans les journaux télévisés. C'est le vulgum pecus moderne. Les femmes et les enfants, par l'intermédiaire de la publicité, se foutent de sa gueule, le font passer pour un minus habens, un demeuré, un ringard. Le MBH n'est que « normal » ; la norme, semble-t-il, c'est anormal.

Il est à signaler que souvent le MBHé est appelé par les personnes issues de diverses communautés, mues par un noble ressentiment : souchien (ou sous-chien ?)

Ne pas confondre avec MBA (voir plus haut).

Médecine : on entend de plus en plus le mot médecine employé au sens de remède ou de médicament. Je lui ai donné sa médecine. Importation frauduleuse de l’anglo-saxon.

Média(s) : expression (et barbarisme) moderne signifiant : moyens ou organes d’information et de diffusion. Ce qu’on entend par ‘médias’, c’est surtout la presse, qu’elle soit écrite ou télévisée, ou informatisée (Internet). A signaler que média lui-même est un pluriel (celui de médium), et que le ‘s’ ne se justifie absolument pas. A donné une foultitude de termes dérivés : médiathèque (collection de documents sur différents médias), médiatique (qui passe bien sur les médias), médiatiser (tamtamiser), médiatisation (tamtamisation) ... Le très médiatique Docteur Kouchenlair (3).

Médium, média veut dire intermédiaire ; mais intermédiaire entre quoi et quoi ? Les médias sont visiblement les intermédiaires entre le pouvoir et la population. Ce sont donc des organes de manipulation, aux ordres du pouvoir. Voir Opinion publique.

Les médias sont les véhicules privilégiés du néo-crétinisme, qui instillent une novlangue en tordant ou distordant les vérités, politique, économique, linguistique ou autres, et ce, – volontairement. Ils sont d'autre part une redoutable machine à manipuler aux ordres des pouvoirs. On se souvient sans doute de l'élection présidentielle de 2007, où les médias – par malhonnêteté intellectuelle ou corruption – voulaient forcer le vote des Français en ne valorisant que deux candidats. Beaucoup de Français, las des mensonges et des manipulations des médias, les appellent dorénavant les merdias : le pouvoir merdiatique.

Il existe maintenant un verbe médier, qui n'est pas la réduction de remédier, c'est-à-dire n'appliquer qu'une partie d'un remède, mais signifie communiquer par l'intermédiaire d'un média. [...] ces nouvelles pratiques de communication, souvent située dans le cadre plus large de la communication médiée par ordinateur.

Médium, Médian : équivalent néo-crétin de ‘moyen’. L'âge médian des victimes est de 79 ans. Pour 2003 les notes de 1973 auraient été revalorisées de 4 ou 5 points pour correspondre aux capacités d’un élève de niveau médian de connaissance. Dans le même esprit, médiane doit vouloir signifier dans l'esprit de quelques néo-crétins 'moyenne' : Médiane : revenu par relation avec client.

Médoc : dans l'argot des jeunes, – et des moins jeunes –, cela veut dire 'médicament'. L'auteur, habitué aux bons vins, est tout à fait d'accord sur ce genre de médicament.

Meeting : paléo-crétinisme signifiant colloque, conférence, débat, réunion.

Méga- : dans le sens de très grand, énorme, colossal. Un méga succès. Ce méga-contrat américain de 30 à 40 milliards de dollars, devrait être signé fin 2007 (la virgule entre dollars et devrait est de l’auteur de l’article).

Melting pot (prononcer meltingue pott) : synonyme = merding pot. Ramassis de populations d'origines différentes.

Ménage : on ne dit plus un foyer ni une famille, mais un ménage, qu'il n'y ait qu'une seule personne ou plusieurs personnes. Et ce que consomme ce ménage constitue le panier de la ménagère, dont sont très friands nos écononomistes, qui ne ménagent pas leurs efforts pour nous leurrer à coups de statistiques. La consommation des ménages est en forte baisse depuis le début de l'année = les Français n'ont plus les moyens de vivre décemment.

Le ménage, originellement menage, c'est l'art de mener, ou d'administrer ses biens et sa maison. Déjà du management.


Mercato : c'est la foire ou le marché des joueurs de football : échanges, transferts... Le mot pue le mercantilisme et la maquignonnage à plein nez. Nous sommes bien loin du sport. Le Mercato, l’actualité des transferts du football... Ce terme est maintenant appliqué par les "journalistes" à toutes sortes de nominations : Le mercato (= nominations) des généraux : pourquoi c'est compliqué ?

Merchandising (prononcez ... comme vous voulez) : sous ce terme barbare se cache un mot français tellement facile à comprendre qu'on a jugé utile de le remplacer. Il s'agit de notre bonne vieille “technique de vente”. Parfois certains néo-crétins disent “marchandisage”.

Mercure : le mercure ne désigne plus seulement ce métal liquide, symbole chimique Hg, ni surtout la planète Mercure, symbole  Mercure , mais c'est devenu presque le synonyme de thermomètre ou de chaleur. Le mercure grimpera haut aujourd'hui, emportez de quoi boire... annoncera un présentateur de bulletin météo, ou alors : Côté mercure (sic) il fera chaud aujourd'hui, annoncera tel autre présentateur de bulletin météo. Voir Météo.

Merde : interjection omniprésente dans la langue française, et qui – si l'on ose dire – s'accommode à toutes les sauces : étonnement, désappointement, colère, parfois même admiration : Merde alors ! Diminutif : merdouille. Augmentatif : merdasse. Synonymes : crotte, caca, excrément, déjection, fiante...

A donné le verbe merder : fonctionner mal, foirer, rater, tomber en rade, déconner... Il faut prévoir plusieurs ordinateurs, car y'en a toujours un qui merde ou bien J'ai merdé à mon examen. Diminutif : merdoyer.

Messages d'erreur (de Windaube) : sont particulièrement incompréhensibles, mal formulés ou délirants. Les personnes utilisant les produits informatiques de la secte Micromou sont souvent décontenacées par leur contenu. En voici quelques exemples :


Windaube ne trouve pas Windaube

 Panne inattendue 
 On s'y attendait pourtant  Pas de clavier détecté. 
 Appuyez sur la touche Entrée
Panne inattendue ?
Avec Windaube,
il faut s'attendre à tout
même à ce que ça marche
  Pas de commentaires
 Erreur ...
 Opération réussie  -55% ! 
 Qui dit mieux ?
Qu'une opération réussisse,
c'est considéré comme
une erreur par Windaube
  Téléchargement à -55% (avec la barre à 95%)
Windaube est un produit vraiment négatif

Messe : réunion importante à date fixe ou communication télévisuelle, journal télévisé qui recueille un maximum d'audience. Sorte de cérémonie laïque, où tous les néo-crétins (pas néo-chrétiens) regardent avec ferveur le spectale diffusé par la télévision dans le sirop écœurant de l'insignifiance et du mensonge. La grand-messe du 20 heures (rite cathodique, sûrement). En un temps où la religion s'estompe dans l'âme des Européens, ceci n'est pas inintéressant à noter. Dans le même esprit, quand on glorifie les actions époustouflantes de nos divins footballeurs à la télévision, c'est souvent sur des airs de cantates de Bach.

Par extension, une « messe » peut désigner toutes sortes de manifestations ou de cérémonies « grand public ». Un journaliste, parlant du Salon de l'auto (du Mondial de l'auto en langage néo-crétin) appela cela « la messe ». Dieu est descendu du Ciel pour nous sauver, mais était-ce en Renault, en Porsche ou en Ferrari ?

Mesure-phare : une nouvelle mesure qui sert à trouer les ténèbres de l'obscurantisme. Voir la Rue des clichés.

Météo(rologie) : étude des phénomènes climatiques et atmosphériques, mais le mot est très souvent employé à contresens. Que dit la météo aujourd’hui ? La météo (= le temps) n’est pas favorable aujourd’hui. Dernière nouveauté, lancée par les néo-crétins de l’informatique, météo a pris le sens de ‘prévisions’ : météo des rétablissements de la téléphonie illimitée. Sans doute des menaces d’orages à cause de clients mécontents. A moins qu'ils ne confondent avec 'météoromancie' : divination par le tonnerre et les éclairs.

Les présentateurs des bulletins météorologiques semblent eux aussi frappés par un néo-crétinisme particulièrement prononcé. On ne parle plus des « km par heure » (km / heure), des « giboulées » au mois de janvier, des « précipitations » (pluies) ni de « nébulosités » (nuages) ni de la préposition « sur » remplaçant systématiquement « à » ou « dans » (risques de précipitations sur Paris). L'un d'eux parla même de vents « de plusieurs centaines de km/h » (sic) pour le territoire français ! Il se croyait sans doute sur Jupiter ou sur Saturne.

A noter cette manie ridicule et agaçante de nombre de journalistes de la french TV de déclarer : « Et maintenant voici la météo de Myriam Machin ! ». Il serait étonnant que ces personnes soient spécialistes de la dynamique des fluides, et pondent elles-mêmes des bulletins métérologiques. Il vaudrait mieux dire : « Et la voici la météo (= les prévisions météos) présentée(s) par ... »

Méthode globale : synonyme = inculture. C’est une méthode ubuesque, qui a fait passer le français à la trappe. Elle fleure bon le néo-crétinisme, et consiste à faire photographier visuellement et mémoriser des syllabes ou des mots entiers aux élèves (‘apprenants’) au lieu de la méthode traditionnelle de l’alphabétisation. En mettant l’accent sur le côté visuel, l’on privilégie évidemment l’aspect sensoriel et irrationnel, au détriment de la raison.

Cette méthode, globalement inepte, a produit au moins deux générations d’illettrés (avec deux “ l ” et deux “ t ”), totalement irrécupérables. Les tenants de cette méthode ont tous dû passer à la machine à décerveler. Dans Méthode globale, il y a globale, c’est-à-dire globalisation, et c’est un phénomène mondial. Il s’agit évidemment d’un complot « mondialiste », visant à ôter la raison et la faculté déductive aux citoyens. Alphonse Allais disait déjà : « On devrait pouvoir ouvrir des écoles pour professeurs inadaptés ».
« La mondialisation économique, politique et culturelle rend obsolète l'institution implantée localement et ancrée dans une culture déterminée que l'on appelle l'École et, en même temps qu'elle, l'enseignant » (rapport 1998 de l'OCDE sur les politiques de l'Éducation). A quand l'instruction assurée par des robots ou des pillules ?

La méthode globale développe la misopédie, c'est-à-dire la haine de l'instruction. Nos gamins sont devenus misopèdes. Voir École, Écriture, Éducation nationale, Enseignant, Illettrisme.

Métis, métissage :  une façon de mettre fin aux MBH et une solution pour la France. Définition du dictionnaire Robert : « croisement de deux races ». Littré signale que s'emploie pour les animaux ; pour l'espèce humaine, on emploie le mot croisement. Mais laissons la parole à diverses représentantes de la Politique et des Arts et Lettres. Déclarations de Pyralène Ségal aux Antilles : « Le métissage est une chance pour la France » ou cette autre affirmation : « La France Présidente est une France métissée ». Arielle Dombasle : « A mes yeux, le métissage représente l’avenir ». Une prétendante au titre de Miss France : « Le métissage, c'est la France nouvelle ».

Le , c'est donc une façon de mettre fin à la prétendue identité française, et au mythe de la race pure. En effet, selon Éric Besson : « La France n’est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c’est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n’y a pas de Français de souche, il n’y a qu’une France de métissage » (janvier 2010). Il faut donc remarquer qu'Éric Besson, représentant de l'idéologie officielle, rejette, nie la notion de race (« il n'y a pas de Français de souche »), mais prône le qui est, selon tout bon dictionnaire, le « croisement de deux races ». Si c'est le mélange ou croisement de deux races, c'est que les races existent.

Les Étazunis ont si bien retenu la leçon qu'ils ont élu Obama, Prix Nobel de la Paix, mais qui intensifie les opérations militaires en Afghanistan (décembre 2009). Sans doute la pax americana. L'opinion de loteur est plutôt mitigée en ce qui concerne cet aimable .

Les fervents partisans du métissage seront heureux d'apprendre que la première femme du dieu Zeus s'appelait Métis (MhtiV), mot grec qui signifie 'ruse', 'prudence', 'sagesse'.









You can : vous pouvez, Ideas for life : des idées pour la vie, Think different : pensez différemment, Like no other : incomparable, Feel the difference : sentez la différence (un truc cochon ?), Stay alive (pour une marque de voiture) : restez en vie (ça vaut mieux, en voiture !), Come on : venez donc, Open your mind ; ouvrez votre esprit (comme si l'on était bouché avant !)       Retour


SAM = Sac A Merde.       Retour


ministre anglais des Affaires étrangères de la France. Il ne s'exprime, en effet, qu'en anglais. Les Affaires étrangères lui sont apparemment tout à fait étrangères.       Retour


chef de tribu des peuplades étazuniennes (2009).       Retour







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